Le dernier rapport de Santé publique France révèle une recrudescence du mpox sur le territoire national, avec 320 cas comptabilisés entre le 1er janvier et le 31 juillet 2026. Ce chiffre marque une augmentation marquée de 69 % par rapport aux données enregistrées sur l'ensemble de l'année 2025, soulignant une circulation persistante du virus.
Répartition géographique et profils des patients
L'analyse des données montre une concentration inégale des cas sur le territoire français. L'Île-de-France demeure la zone la plus touchée, regroupant plus d'un tiers des contaminations. Les départements de l'Océan Indien, incluant Mayotte et La Réunion, totalisent 21 % des cas, suivis par les régions Grand Est et PACA. Concernant le profil des personnes infectées, la prédominance masculine est nette avec 283 hommes sur 320 cas. L'âge médian des patients se situe à 34 ans, bien que deux cas aient été identifiés chez des mineurs de moins de 15 ans.
Prise en charge hospitalière et facteurs de risque
La sévérité des symptômes a nécessité l'hospitalisation de 310 patients sur les 320 recensés. Selon les autorités sanitaires, ces admissions sont principalement motivées par la gestion de douleurs intenses et le traitement d'éruptions cutanées généralisées. Le rapport met également en lumière les vecteurs de transmission : environ un tiers des cas documentés font état d'un contact direct avec une personne infectée dans les trois semaines précédant l'apparition des symptômes. Par ailleurs, 35 % des patients pour lesquels l'information est disponible avaient effectué un voyage à l'étranger, notamment en Europe ou en Afrique subsaharienne, durant la période d'incubation.
Contexte sanitaire international
Malgré cette hausse observée en France, la situation globale semble s'être stabilisée par rapport aux périodes de crise aiguë. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a levé son alerte d'urgence de santé publique internationale en septembre 2025. De même, l'agence de santé de l'Union africaine a acté la fin de l'urgence de santé publique sur le continent africain dès janvier 2026, en s'appuyant sur une tendance à la baisse des décès et des nouvelles infections. Le mpox, caractérisé par une forte fièvre et des lésions cutanées, continue toutefois de faire l'objet d'une surveillance attentive des autorités sanitaires.