La France anticipe un recul de 0,1 point de PIB en 2026 à cause des canicules et sécheresses

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
La France anticipe un recul de 0,1 point de PIB en 2026 à cause des canicules et sécheresses

Les épisodes de canicule et de sécheresse qui ont frappé la France cet été pourraient coûter 0,1 point de croissance à l’économie française en 2026, selon les premières estimations de la Direction générale du Trésor. Un impact limité, mais révélateur des vulnérabilités structurelles du pays face au dérèglement climatique, alors que certains secteurs, comme l’agriculture, subissent des pertes bien plus lourdes.

Un secteur agricole en première ligne

Le recul de la production agricole, estimé à 8 % pour l’année prochaine, illustre l’ampleur des dégâts. La récolte de maïs, par exemple, devrait chuter de 35 % par rapport à 2025, tandis que les prairies, essentielles pour l’élevage, voient leur pousse réduite d’un tiers. Ces chiffres, bien qu’inférieurs à ceux de la canicule de 2003 (15 % de baisse globale), soulignent une tendance inquiétante : la répétition des aléas climatiques aggrave les risques pour un secteur déjà sous pression.

Des coûts indirects qui pèsent sur l’économie

Au-delà des pertes directes, les canicules et sécheresses ont des répercussions en cascade. Les conflits au Proche-Orient, en perturbant les approvisionnements en gaz et en engrais, ont fait grimper les coûts de production. Près d’un tiers des échanges mondiaux d’engrais transite par des zones de conflit, ce qui accentue les tensions sur les prix et menace la compétitivité des agriculteurs français. Ces hausses de coûts, combinées à une baisse de la production, pourraient fragiliser davantage un secteur déjà en mutation.

Un impact économique global sous-estimé ?

Si la Direction générale du Trésor table sur une perte de 0,1 point de PIB, cette estimation reste prudente. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, avait évoqué en août une possible baisse de 0,5 point, un chiffre qui reflète mieux l’ampleur des risques climatiques. Les autorités insistent sur le caractère encore partiel de ces projections, laissant planer le doute sur d’éventuelles révisions à la hausse. Une chose est sûre : la France, comme d’autres économies européennes, doit désormais intégrer ces aléas dans ses stratégies de croissance.

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