Dans le cadre de la campagne « Octobre rose », la Première Dame du Sénégal, Absa Faye, a annoncé la finalisation imminente d'un centre dédié au dépistage des cancers féminins au sein de l'hôpital Dalal Jamm de Guédiawaye. Ce projet, porté par la Fondation nationale sénégalaise solidaire en collaboration avec la Ligue sénégalaise contre le cancer (Lisca), vise à renforcer la prise en charge précoce des pathologies cancéreuses dans la région.
Un nouvel équipement pour pallier les inégalités d'accès aux soins
Le futur centre de dépistage répond à un constat critique : une large partie de la population féminine sénégalaise reste éloignée des parcours de soins. Selon la Première Dame, cette situation est le résultat conjugué d'un manque de moyens financiers, d'un déficit d'information et de difficultés logistiques d'accès aux structures médicales. En implantant cette unité spécialisée à l'hôpital Dalal Jamm, les autorités sanitaires et la Fondation cherchent à lever ces barrières structurelles pour faciliter le diagnostic précoce, facteur déterminant dans les chances de survie des patientes.
Un calendrier de livraison fixé pour l'année en cours
La construction de cette infrastructure est actuellement en phase terminale. Lors d'une randonnée pédestre organisée par la Lisca pour marquer le lancement de la campagne de sensibilisation, Absa Faye a confirmé que la livraison du centre est prévue au cours de l'année. Cette échéance rapide souligne la volonté des acteurs impliqués de rendre opérationnel ce service de santé publique dans les plus brefs délais, afin de répondre aux besoins urgents des populations locales.
Briser le tabou autour du dépistage
Au-delà de l'aspect matériel, l'initiative porte une dimension sociétale forte. La Première Dame a insisté sur la nécessité de « faire tomber les peurs » et de « briser le silence » entourant les cancers féminins. L'enjeu est de transformer la perception de la maladie au sein de la société sénégalaise pour encourager les femmes à se faire dépister systématiquement. Cet appel à une mobilisation collective, qui dépasse le cadre strict du mois d'octobre, vise à pérenniser les actions de prévention et à intégrer le dépistage comme un réflexe de santé publique indispensable pour protéger les mères, les sœurs et les filles du pays.