La fondation Igbo Heroes and Icons a officiellement appelé à une trêve entre le gouverneur de l'État d'Anambra, Chukwuma Soludo, et l'ancien gouverneur Peter Obi. Cette médiation vise à mettre fin aux échanges virulents concernant la gestion des dettes et des obligations financières héritées des administrations précédentes, afin de ne pas fragiliser les aspirations politiques collectives de la communauté Igbo.
Un différend centré sur la transparence financière
Le cœur du conflit réside dans les déclarations de l'administration actuelle de l'État d'Anambra, dirigée par Chukwuma Soludo, concernant des prêts et des engagements financiers contractés sous le mandat de Peter Obi. La fondation souligne que si le gouverneur en exercice a la légitimité d'examiner les comptes publics, et que M. Obi dispose du droit de répondre aux allégations, la méthode actuelle est contre-productive. L'organisation préconise une résolution basée exclusivement sur l'examen impartial de preuves documentaires plutôt que sur des attaques verbales répétées.
Préserver l'unité face aux enjeux nationaux
Au-delà de la gestion comptable, la fondation exprime une inquiétude majeure : l'impact de ces tensions sur la cohésion politique des Igbo à l'échelle nationale. Selon le coordinateur national de l'organisation, Hon. Chinedu Nsofor, ces divergences personnelles ne doivent pas devenir une source de division permanente. L'enjeu est de maintenir une unité d'action nécessaire pour porter les aspirations de la région à la présidence du Nigeria, dans un esprit d'équité et de justice.
Promouvoir un débat politique constructif
L'appel à la retenue s'adresse également aux leaders traditionnels, religieux, économiques et à la société civile. La fondation insiste sur la nécessité de normaliser le débat démocratique au sein de la communauté : il est possible d'appartenir à des partis politiques différents, de soutenir des candidats distincts et d'avoir des désaccords profonds tout en respectant les institutions et les figures publiques. L'objectif, selon le groupe, n'est pas d'imposer une pensée unique, mais de transformer les désaccords en une dynamique constructive pour le développement de l'État et de la nation.