Une vaste mobilisation intersyndicale secoue la France ce 29 septembre 2026, réunissant une large coalition d'agents publics. À deux jours de la présentation du projet de budget pour 2027, les manifestants exigent une revalorisation salariale significative et des moyens budgétaires accrus pour garantir le bon fonctionnement des services publics.
Une mobilisation sous tension dans l'Éducation nationale
Le ministère de l'Éducation nationale a recensé un taux de participation de 13,71 % chez les enseignants à la mi-journée, avec une mobilisation plus marquée dans le premier degré (15,28 %) que dans le secondaire (12,74 %). Parallèlement, le syndicat SNES-FSU avance des chiffres plus élevés, évoquant plus de 38 % de grévistes dans le second degré. Cette journée est marquée par des perturbations concrètes : plus de 300 établissements ont signalé des actions, dont une centaine de lycées bloqués à travers le pays, entraînant des interventions policières et plusieurs interpellations.
Les revendications des agents et des pompiers
Au-delà du secteur éducatif, le mouvement agrège diverses corporations, dont les pompiers. Ces derniers, particulièrement éprouvés par les incendies estivaux, défilent à Paris pour dénoncer le manque de moyens matériels et de protection face aux risques climatiques. L'intersyndicale, composée notamment de la CGT, FO, la CFDT et la FSU, cherche à peser sur les arbitrages budgétaires du gouvernement tout en interpellant les futurs candidats à l'élection présidentielle sur la place et les conditions de travail des agents de l'État.
Un contexte politique et budgétaire sous haute surveillance
Cette grève s'inscrit dans un climat social complexe, marqué par une dette publique record atteignant 119 % du PIB. La mobilisation est perçue par les organisations syndicales comme un levier pour contrer ce qu'elles qualifient de « fonctionnaire-bashing » à l'approche de la campagne électorale. Alors que le gouvernement s'apprête à dévoiler ses orientations financières pour 2027, la capacité des syndicats à maintenir la pression sur l'exécutif reste un point d'attention majeur pour les jours à venir.