Dr Mujidat Folasade Tinubu-Ojo, fille du président nigérian et Iyaloja-Générale, a officiellement lancé le mouvement Iyaloja General (IGM) à Abuja. Cette structure vise à organiser les commerçantes et les acteurs du secteur informel à travers les 774 zones de gouvernement local du pays pour soutenir la réélection de Bola Tinubu en 2027.
Une stratégie de maillage territorial
Le mouvement ambitionne de mobiliser un bloc électoral de 10 millions de voix. Pour atteindre cet objectif, la structure s'appuie sur un réseau de coordinateurs déployés dans les 36 États du Nigeria ainsi que dans le Territoire de la capitale fédérale. Selon la direction du mouvement, cette organisation vise à sensibiliser les leaders des marchés et les commerçants sur les enjeux électoraux, afin de garantir une continuité dans la gouvernance actuelle.
Défense des réformes économiques
Lors de l'inauguration, Dr Tinubu-Ojo a réaffirmé son soutien aux politiques économiques du gouvernement, notamment la suppression de la subvention sur les carburants. Bien qu'elle reconnaisse les difficultés sociales actuelles, elle a comparé cette période de transition aux douleurs de l'accouchement, affirmant que les bénéfices à long terme justifieraient les sacrifices demandés aux citoyens. Elle a souligné que les revenus additionnels générés par la fin des subventions ont permis aux différents niveaux de gouvernement d'assurer le paiement des salaires des fonctionnaires et de financer des projets d'infrastructure.
Un enjeu de continuité politique
Le mouvement Iyaloja General se positionne explicitement contre toute alternative politique qui proposerait le rétablissement des subventions pétrolières. Pour la direction du mouvement, un changement de cap politique risquerait de compromettre les projets d'infrastructure en cours et la stabilité financière des États. En ciblant le secteur informel, qui constitue une présence constante dans les communautés locales, le mouvement cherche à transformer cette influence économique en un levier électoral décisif pour le parti au pouvoir, le All Progressives Congress (APC), lors du prochain scrutin général.