La commission disciplinaire de la FIFA a rendu son verdict : l’Argentine paiera cher les débordements de sa finale perdue face à l’Espagne au Mondial 2026. Leandro Paredes écope de dix matchs de suspension, Nahuel Molina de sept, tandis que l’Association du football argentin (AFA) se voit infliger une amende de 321 000 dollars et des restrictions de capacité dans ses stades. Une réponse musclée qui interroge sur l’équilibre entre rigueur disciplinaire et réalité du terrain.
Des suspensions historiques pour l’Argentine
Leandro Paredes, désormais joueur de Boca Juniors, et Nahuel Molina, transféré à l’AS Roma pour 13 millions d’euros, paient le prix fort de leur implication dans les violences post-match. Paredes, suspendu pour dix rencontres internationales, écrase le précédent record argentin détenu par Lionel Messi (quatre matchs en 2017). Molina, lui, écope de sept matchs, tandis que Thiago Almada et Gavi (Espagne) sont privés d’une rencontre chacun. Roberto Ayala, adjoint de Lionel Scaloni, est également sanctionné à trois matchs de banc.
Les incidents qui ont tout déclenché
Tout a basculé après le coup de sifflet final au MetLife Stadium d’East Rutherford. Les célébrations espagnoles, marquées par l’invasion de terrain et le but de Ferran Torres en prolongation, ont provoqué une réaction violente. Selon les rapports, Molina aurait frappé Rodri, capitaine espagnol, déclenchant une mêlée générale. Paredes, lui, aurait agressé Eric Garcia et projeté Gavi au sol. Des actes qui, bien que non sanctionnés sur le moment par l’arbitre, ont été qualifiés a posteriori par la FIFA comme des manquements graves à l’éthique sportive.
L’AFA dans le viseur : amendes et restrictions
L’Association du football argentin n’est pas épargnée. Une amende de 321 000 dollars lui est infligée pour une série de manquements : déploiement d’une banderole sur les Malouines après la demi-finale contre l’Angleterre, chants jugés discriminatoires, retards de coup d’envoi et problèmes de sécurité aux abords des stades. Conséquence directe : l’équipe devra jouer ses deux prochains matchs à domicile à moitié de capacité. Une mesure qui pourrait peser sur le moral des joueurs et la dynamique collective.
Gavi plaide pour la clémence, mais la FIFA reste ferme
Un mois avant l’annonce des sanctions, Gavi, milieu du FC Barcelone, avait appelé à la modération envers ses adversaires argentins. Pour lui, une simple expulsion en cours de match aurait suffi, estimant que ces incidents font partie du football. Pourtant, la FIFA a choisi la fermeté, rappelant que la discipline est un pilier du fair-play. Une décision qui pourrait servir d’avertissement pour les prochains tournois, où les tensions post-match risquent de s’intensifier avec l’enjeu croissant des compétitions.