Le Prix de la paix de la FIFA, créé en 2025 et attribué à Donald Trump, pourrait ne jamais connaître de second lauréat. Face aux vives critiques suscitées par cette distinction, Gianni Infantino a ouvert la voie à un examen approfondi de son maintien au sein des récompenses de l'instance mondiale.
Un examen confié à la commission sociale
Lors du récent Conseil de la FIFA tenu à Zurich, le président Gianni Infantino a officiellement annoncé que l'avenir du trophée serait soumis à l'arbitrage de la commission de la responsabilité sociale du football. Cette instance est désormais chargée d'analyser la pertinence de la récompense et de formuler une proposition concrète. Une décision définitive sur la pérennité ou l'abandon pur et simple du prix sera actée lors de la prochaine réunion du Conseil.
Les origines d'une controverse institutionnelle
La création de ce prix, initiée par Gianni Infantino lui-même, avait immédiatement suscité des tensions au sein de la sphère footballistique. Le choix de Donald Trump comme premier récipiendaire, en marge du tirage au sort de la Coupe du monde 2026, a été perçu par de nombreux observateurs comme une manœuvre politique visant à flatter le dirigeant américain à l'approche de la compétition. Le manque de concertation préalable lors de la création de cette distinction a également nourri les griefs des détracteurs du président de la FIFA, qui l'accusent d'avoir agi sans consulter les instances représentatives.
Vers une fin singulière pour le trophée
Si la suppression du prix est confirmée, Donald Trump restera, de fait, l'unique lauréat de l'histoire de cette récompense. Ce revirement potentiel s'inscrit dans un contexte de pression accrue sur la gouvernance de la FIFA, marquée par l'échec récent du projet de filiale commerciale de l'organisation. En acceptant de remettre en question ce trophée, Gianni Infantino semble chercher un début d'apaisement avec ses opposants internes, tout en tentant de clore un chapitre qui a durablement entaché l'image de neutralité de l'institution sportive.