La FIFA a officiellement accusé l'UEFA de mener une campagne de désinformation dans le cadre d'une procédure judiciaire en Floride. Le conflit porte sur l'accès à des documents internes relatifs aux projets de restructuration commerciale de l'instance mondiale du football.
Un litige sur la transparence des données
Le cœur du différend réside dans la volonté de l'UEFA d'obtenir des documents confidentiels concernant le projet « FIFA Forward Enterprise » (FFE). Cette initiative, portée par le président de la FIFA Gianni Infantino, visait à créer une filiale commerciale dédiée à la gestion des événements majeurs, tels que la Coupe du monde et la Coupe du monde des clubs. La FIFA soutient que les demandes de l'UEFA sont infondées et s'inscrivent dans une stratégie visant à ternir son image par la diffusion d'informations erronées.
Les enjeux politiques de l'élection présidentielle
Dans ses conclusions déposées devant la justice américaine, la FIFA va plus loin en qualifiant les actions de l'instance européenne de tentative d'ingérence politique. Selon l'organisation mondiale, cette pression judiciaire et médiatique aurait pour objectif direct d'influencer le processus électoral de la présidence de la FIFA, prévu pour l'année prochaine. La FIFA dément formellement les allégations relayées par l'UEFA, notamment celles suggérant que Gianni Infantino aurait cherché à tirer un profit personnel de la création de cette nouvelle structure commerciale.
L'abandon du projet de privatisation
Le projet FFE, qui prévoyait l'ouverture du capital de cette filiale à des investisseurs privés, avait suscité une vive controverse lors de sa présentation en juillet dernier. Face à l'ampleur des critiques émanant de divers acteurs du football mondial, la FIFA avait rapidement décidé de suspendre ses plans. Ce recul n'a toutefois pas mis fin aux tensions juridiques entre les deux instances, la question de l'accès aux documents internes restant un point de friction majeur devant les tribunaux. À ce jour, l'UEFA n'a pas encore formulé de réponse publique aux accusations portées par la FIFA dans ce dossier.