La fermeture prolongée du lycée technique d'Obuasi paralyse la rentrée scolaire et inquiète les familles

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
La fermeture prolongée du lycée technique d'Obuasi paralyse la rentrée scolaire et inquiète les familles

La fermeture administrative du lycée technique d'Obuasi (SecTech), décidée en août 2026 par le Service de l'éducation du Ghana (GES), plonge les familles dans une incertitude totale. Alors que la période d'admission nationale bat son plein, les nouveaux élèves affectés dans cet établissement ignorent toujours les modalités de leur rentrée, initialement prévue entre le 18 et le 20 septembre.

Une crise née d'allégations non prouvées

La suspension des activités académiques fait suite à des troubles survenus sur le campus, alimentés par des accusations graves portées par des élèves à l'encontre du proviseur, Abdulai Zakaria. Ces allégations, liées à la découverte d'un fœtus à proximité de l'établissement et à des soupçons de relations inappropriées, ont déclenché une enquête menée conjointement par la police ghanéenne et le GES. À ce jour, aucune de ces accusations n'a été confirmée par les autorités compétentes, le ministère de l'Éducation ayant ordonné une investigation approfondie pour faire la lumière sur ces événements.

La mobilisation des citoyens d'Adansi

Face à l'impasse, un collectif de citoyens d'Adansi, présidé par A.C. Nature, a officiellement saisi le ministère de l'Éducation et le GES. Le groupe réclame une réouverture immédiate de l'établissement, arguant que la présomption d'innocence doit prévaloir tant que les conclusions de l'enquête ne sont pas établies. Tout en affirmant ne pas vouloir entraver le travail de la justice, les pétitionnaires soulignent que la fermeture prolongée pénalise injustement des milliers d'élèves, privés de leur droit à l'instruction alors que le calendrier scolaire national suit son cours ailleurs.

L'avenir académique des élèves en péril

L'enjeu est double pour la communauté éducative locale. D'une part, les candidats au West African Senior School Certificate Examination (WASSCE) voient leur préparation aux examens finaux gravement perturbée, ce qui pourrait compromettre leur accès aux études supérieures. D'autre part, les nouveaux arrivants se retrouvent dans une situation de blocage administratif, sans aucune directive sur les formalités d'inscription ou le matériel requis. Le collectif propose, en guise de solution, la mise en place d'une administration intérimaire si nécessaire, afin de garantir la reprise des cours tout en permettant à l'enquête judiciaire de suivre son cours normal.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.