La Fédération tchadienne de football association (FTFA) a officiellement mis fin à la controverse entourant le mandat de son président, Tahir Oloy Hassan. L'instance dirigeante du football national estime que le débat sur une éventuelle incompatibilité de fonctions est désormais clos.
Cette prise de position intervient après une démarche juridique initiée par Me Soua Pascal, huissier de justice. Ce dernier avait signifié une sommation interpellative à l'encontre de Tahir Oloy Hassan, soulevant la question de la compatibilité entre ses responsabilités à la tête de la fédération sportive et son poste de rapporteur général au sein de l'Agence nationale de gestion des élections (ANGE).
La position de la FTFA face à la sommation
Le conseil de la FTFA a réagi par voie de communiqué pour clarifier sa position institutionnelle. En déclarant le débat clos, l'instance rejette implicitement les arguments soulevés par la sommation interpellative. Pour la fédération, les fonctions exercées par Tahir Oloy Hassan ne constituent pas un obstacle juridique ou réglementaire à l'exercice de sa présidence au sein de l'association sportive.
Les enjeux de la gouvernance institutionnelle
La controverse portait sur le cumul potentiel entre une mission de service public au sein de l'organe de gestion des élections et la direction d'une instance sportive nationale. Cette situation soulevait des interrogations sur l'indépendance et la disponibilité requises pour ces deux mandats distincts. En affirmant la clôture du dossier, la FTFA cherche à stabiliser sa gouvernance interne et à écarter les contestations qui pourraient peser sur la légitimité de son président actuel.
Une fin de polémique pour le football tchadien
Par cette communication, la FTFA entend recentrer ses activités sur les enjeux sportifs et administratifs de l'association. La décision du conseil de la fédération marque une volonté de clore un épisode qui aurait pu fragiliser la direction de l'institution. Il appartient désormais aux parties prenantes de prendre acte de cette position officielle, qui verrouille, selon l'instance, toute remise en cause supplémentaire liée à ce cumul de fonctions spécifique.