La Fédération sénégalaise de lutte (Fsl) a officiellement clôturé sa première saison d'exercice sous sa nouvelle configuration institutionnelle, succédant au Comité national de gestion (Cng). Ce bilan 2025-2026 met en lumière la vitalité économique de la lutte avec frappe tout en soulignant les défis structurels majeurs pour le développement des disciplines olympiques et la formation de la relève.
Une dynamique portée par la lutte avec frappe
Les chiffres de la saison témoignent de l'ancrage profond de la lutte traditionnelle au Sénégal. Sur un total de 4 471 licences délivrées, la lutte avec frappe domine largement le paysage avec 3 179 licenciés, contre 1 239 pour la lutte sans frappe. Cette activité intense s'est traduite par l'organisation de 89 journées de compétition, générant 70,8 millions de FCfa de droits d'organisation. Ces revenus constituent un levier financier essentiel pour la nouvelle instance, qui doit désormais concilier ces impératifs de gestion avec des exigences accrues de transparence et de professionnalisation.
Le défi de la structuration olympique
Malgré la popularité des formes traditionnelles, les disciplines olympiques et le beach wrestling peinent à s'imposer, ne totalisant que 53 licences. La Fédération identifie ce retard comme un enjeu stratégique, particulièrement dans la perspective des Jeux olympiques de la jeunesse (Joj) « Dakar 2026 ». Pour inverser cette tendance, l'institution mise sur une stratégie de détection élargie et un renforcement de l'accompagnement technique des jeunes athlètes, condition sine qua non pour espérer une montée en puissance sur la scène internationale.
Des disparités dans la préparation régionale
La politique de développement territorial a été marquée par des initiatives concrètes à Thiès et Ziguinchor, où des stages et entraînements ont été multipliés pour élever le niveau technique des lutteurs. Toutefois, la régularité de cette préparation a été mise à mal par des aléas administratifs. À Dakar, la suspension des séances à l'Arène nationale en janvier 2026 a constitué un frein notable. Pour la saison à venir, la Fsl devra impérativement stabiliser ses conditions d'entraînement et harmoniser ses actions sur l'ensemble du territoire pour garantir une préparation optimale aux échéances sportives à venir.