La Fédération sénégalaise de football face à une crise de gouvernance sur le choix de son staff médical

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 19 lectures
La Fédération sénégalaise de football face à une crise de gouvernance sur le choix de son staff médical

Le staff médical de l'équipe nationale du Sénégal est au cœur d'une controverse persistante qui fragilise la cohésion de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Entre pressions politiques internes et impératifs de compétence technique, le maintien du Dr Abdourahmane Fédior fait l'objet de manœuvres visant à imposer une nouvelle nomination à la tête du corps médical des Lions.

Une légitimité professionnelle contestée

Le Dr Abdourahmane Fédior, actuel médecin-chef, subit une pression constante depuis l'élimination du Sénégal lors de la Coupe du monde 2026. Le président de la FSF, Abdoulaye Fall, avait publiquement remis en cause ses aptitudes, arguant que sa spécialisation initiale en gynécologie nuisait à la confiance des joueurs. Une attaque vivement contestée par l'intéressé, qui a rappelé sa spécialisation en médecine du sport obtenue en 2008, un parcours soutenu à l'époque par l'Ordre national des médecins et l'Association sénégalaise de médecine du sport.

Le retour des manœuvres de coulisses

Malgré ces mises au point, le nom du Dr Alioune Badara Diouf circule avec insistance au sein de l'instance fédérale. Ce dernier ferait l'objet d'un soutien actif de la part de certains membres de la FSF, une stratégie perçue comme une tentative de « parachutage » pour évincer le Dr Fédior. Cette manœuvre ravive les tensions au sein de l'institution, alors que le climat de suspicion autour de la gestion du staff médical ne semble pas s'apaiser.

Le dilemme de la représentativité

La situation est complexifiée par la candidature du Dr Babacar Ngom, qui bénéficie de la préférence affichée de l'Association des médecins du Sénégal. Ce dernier avait déjà été plébiscité lors d'un précédent scrutin face au Dr Alioune Badara Diouf lors d'une assemblée générale de la FSF. Ce passif électoral transforme la situation actuelle en un enjeu de gouvernance : la Fédération doit désormais arbitrer entre les pressions de ses membres internes et le respect d'un choix associatif récent, au risque de provoquer une nouvelle crise de confiance au sein de ses instances dirigeantes.

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