La Fédération italienne de football (FIGC) a officiellement retiré son appui à la candidature de Gianni Infantino pour sa réélection à la présidence de la FIFA. Cette décision, motivée par une opposition aux récentes initiatives de gouvernance du dirigeant, marque une nouvelle étape dans la fragilisation de sa position au sein des instances européennes.
Une rupture sur la gestion des compétitions
Le désaveu de la FIGC fait suite à la tentative avortée de Gianni Infantino de céder des parts dans les tournois de la FIFA, dont la Coupe du monde, à des investisseurs privés. Giovanni Malago, à la tête de la fédération italienne, a justifié ce retrait par la nécessité de défendre un modèle de football fondé sur la solidarité et la durabilité, en concertation avec l'UEFA et les autres associations européennes. Ce mouvement s'inscrit dans une dynamique plus large, l'Angleterre, l'Irlande et le Pays de Galles ayant déjà acté leur désengagement vis-à-vis de la direction actuelle.
Le clivage entre instances et anciennes gloires
Si le front institutionnel européen se fissure, Gianni Infantino conserve des appuis notables parmi les anciennes stars du ballon rond. Fabio Cannavaro, capitaine de l'Italie championne du monde en 2006, a publiquement salué le travail accompli par le président de la FIFA, estimant qu'il a replacé les joueurs au centre des préoccupations. Ce soutien est partagé par d'autres figures internationales, dont les Brésiliens Cafu et Roberto Carlos, ainsi que les Argentins Javier Zanetti et Esteban Cambiasso, qui soulignent une meilleure représentation des acteurs du jeu sous son mandat.
L'apaisement des tensions avec l'UEFA
Malgré ces soutiens individuels, la pression sur le président de la FIFA reste forte à l'approche du prochain Congrès. L'UEFA, qui avait menacé de boycotter les compétitions de la FIFA en réaction aux projets de privatisation, a toutefois tempéré sa position. L'instance européenne a confirmé qu'elle renonçait à ses menaces de boycott après avoir obtenu des garanties formelles que le projet controversé d'ouverture du capital des tournois ne serait pas relancé. La capacité d'Infantino à maintenir une cohésion au sein de l'organisation mondiale demeure le point de vigilance majeur pour les mois à venir.