Le président de la Fédération française de football (FFF), Philippe Diallo, a annoncé la tenue d'une réunion décisive de son comité exécutif le 10 septembre prochain. Cette séance doit permettre à l'instance française de clarifier sa position concernant une éventuelle réélection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA en 2027.
Une volonté de rupture dans la gouvernance
Philippe Diallo affiche une volonté ferme de transformer les méthodes de gestion au sein de l'instance mondiale. Le dirigeant français critique ouvertement le manque de concertation de la FIFA, affirmant que les fédérations nationales ne peuvent plus se contenter de subir des décisions prises sans consultation préalable. Pour le président de la FFF, cette période de tension doit servir de levier pour engager des réformes structurelles profondes, plutôt que de se limiter à une simple gestion de crise.
L'isolement croissant de Gianni Infantino
La démarche française s'inscrit dans un mouvement de contestation plus large au sein des instances européennes. La Fédération italienne de football a déjà franchi le pas en retirant officiellement son soutien au président de la FIFA, citant son opposition aux récentes initiatives portées par ce dernier. Ce désaveu fragilise la position de Gianni Infantino, dont le projet de création d'une société commerciale a également suscité une vive opposition de la part de la direction de la FFF.
La stratégie de l'UEFA en coulisses
En marge du tirage au sort de la Ligue des champions, les dirigeants de l'UEFA multiplient les concertations pour coordonner une stratégie commune visant le départ du dirigeant helvético-italo-libanais. Si l'instance européenne a choisi de lever sa menace de boycott sur la Coupe du monde féminine U20 afin de garantir le bon déroulement de la compétition, cet apaisement tactique ne signifie pas un changement de cap politique. L'objectif affiché par les figures de proue du football européen demeure, à terme, une alternance à la tête de la FIFA.