La Fédération française de football (FFF) a officiellement retiré son soutien à Gianni Infantino, candidat unique à la présidence de la FIFA pour l’élection de mars 2027. Cette décision s’inscrit dans une vague de désaveu lancée par plusieurs fédérations européennes, qui jugent que la gouvernance actuelle du football mondial ne répond plus à leurs attentes.
Un revirement collectif des fédérations européennes
Outre la France, la Belgique, l’Italie, l’Écosse, la Suède et le Pays de Galles ont publiquement annoncé qu’ils ne soutiendraient plus la candidature d’Infantino. Ce consensus, rare dans le monde du football, reflète une inquiétude partagée concernant les projets de financement privé des Coupes du monde masculines et féminines, récemment abandonnés après de vives critiques.
Les raisons invoquées par la FFF
Le président de la FFF, Philippe Diallo, a déclaré que la confiance placée dans le président de la FIFA avait été trahie. Selon lui, le mode de gouvernance proposé ne correspond plus aux valeurs et aux attentes des membres français. La décision a été prise à l’unanimité par les membres de la fédération, soulignant l’importance accordée à la transparence et à la responsabilité dans la gestion du football mondial.
Conséquences pour l’élection de 2027
À ce jour, Gianni Infantino, 56 ans, reste le seul candidat déclaré pour la prochaine élection présidentielle de la FIFA. L’absence de soutien de grandes fédérations européennes pourrait affaiblir sa légitimité et ouvrir la porte à d’éventuels challengers, même si aucun autre nom n’a encore été présenté officiellement. Les observateurs estiment que le vote pourrait devenir un référendum sur la direction prise par la FIFA depuis la réforme de 2016.
Enjeux pour la gouvernance du football mondial
Le retrait du soutien français met en lumière les tensions entre les instances dirigeantes de la FIFA et les fédérations nationales, qui réclament davantage de participation dans les décisions stratégiques, notamment en matière de financement, de droits médiatiques et de développement du sport. Si la FFF et ses homologues européens maintiennent leur position, la pression pourrait conduire la FIFA à revoir son modèle de gouvernance avant le scrutin de mars 2027.