La Fédération française de football (FFF) a officiellement acté, ce jeudi 10 septembre, le retrait de son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour la présidence de la FIFA. Cette décision, annoncée par le président de la FFF Philippe Diallo, fragilise la position du dirigeant italo-suisse à quelques mois du scrutin prévu le 18 mars 2027 à Rabat.
Un désaccord profond sur la gouvernance
Ce revirement de la France, qui soutenait le président sortant depuis son accession au pouvoir en 2016, s'inscrit dans un climat de défiance croissante. Au cœur des tensions figure le projet « FIFA Forward Enterprise » (FFE), une initiative visant à ouvrir les droits commerciaux des compétitions, dont la Coupe du monde, à des investisseurs privés. Bien que ce projet ait été abandonné à l'été 2026 sous la pression de nombreuses fédérations, il a durablement altéré la confiance entre Paris et Zurich, cristallisant des divergences sur la gestion financière et la répartition des revenus mondiaux.
L'isolement européen du président sortant
La position de la FFF s'ajoute à une liste grandissante de fédérations nationales ayant pris leurs distances, notamment en Suède, en Écosse, en Italie et en Belgique. Cette fronde dépasse désormais le cadre des instances nationales, puisque l'UEFA, la Confédération asiatique de football (AFC) et la CONCACAF ont publiquement appelé à un changement de gouvernance. Ces organisations cherchent activement une alternative crédible pour succéder à Gianni Infantino, dont l'autorité est de plus en plus contestée sur le Vieux Continent.
Des soutiens persistants hors d'Europe
Malgré cette dynamique de contestation, Gianni Infantino conserve des appuis stratégiques majeurs. La Confédération sud-américaine de football (CONMEBOL) et la Confédération africaine de football (CAF) maintiennent, à ce stade, leur soutien au président en exercice. Alors que le calendrier électoral se précise, Gianni Infantino demeure, pour l'heure, le seul candidat officiellement déclaré à sa propre succession, laissant planer une incertitude sur l'émergence d'une candidature concurrente capable de fédérer les oppositions actuelles.