La Fédération Française de Football (FFF) a officiellement acté le retrait de son soutien à Gianni Infantino, l'actuel président de la FIFA et unique candidat à sa propre succession. Cette décision, prise par le Comité exécutif le 10 septembre 2026, marque une rupture majeure au sein de l'instance mondiale et souligne une défiance croissante vis-à-vis de la gestion actuelle du football international.
Divergences sur la gouvernance et les valeurs
La FFF justifie ce revirement par une incompatibilité entre les récentes orientations de la FIFA et les principes fondamentaux du sport. L'instance française pointe spécifiquement du doigt une série d'événements liés à la gouvernance de Gianni Infantino, jugés contraires à l'éthique sportive. Ce désaveu illustre une fracture profonde sur la vision à long terme de l'institution, la FFF estimant que les initiatives récentes ont durablement altéré l'image et l'unité du football mondial.
Opposition à la marchandisation des compétitions
Au cœur du désaccord figure le projet de création d'une société commerciale dédiée à la gestion des droits de la Coupe du monde. La FFF s'oppose fermement à l'ouverture du capital de cette structure à des investisseurs extérieurs. Pour les dirigeants français, cette stratégie de financiarisation menace l'intégrité du modèle sportif et s'éloigne des missions premières de développement et de solidarité qui devraient régir le football.
Appel à une réforme structurelle globale
Face à ce constat, la fédération dirigée par Philippe Diallo ne se contente pas d'une opposition de principe. Elle préconise une refonte profonde de la gouvernance de la FIFA, exigeant une concertation élargie incluant les confédérations, les fédérations nationales, les joueurs et les supporters. Dans cette optique, la FFF prévoit d'initier un cycle de consultations avec des experts internationaux, issus du monde sportif mais aussi d'autres secteurs, pour élaborer un projet alternatif axé sur l'excellence et l'équité.
Un isolement croissant pour le président sortant
Ce retrait de la France constitue un signal fort dans la perspective de l'élection prévue en mars 2027. Bien que Gianni Infantino demeure l'unique candidat, ce désaveu s'ajoute à une liste grandissante de fédérations ayant pris leurs distances. La capacité du président sortant à maintenir une légitimité incontestée au sein de l'organisation semble désormais fragilisée par ces contestations répétées sur sa méthode de gestion.