La Fédération française de football autorise le retour d'un arbitre condamné pour violences conjugales

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
La Fédération française de football autorise le retour d'un arbitre condamné pour violences conjugales

La Fédération française de football (FFF) a décidé de classer sans suite le dossier disciplinaire concernant l'arbitre de Ligue 1 Abdelatif Kherradji. Cette décision permet à l'officiel, condamné en août dernier à six mois de prison avec sursis pour violences conjugales, de reprendre ses fonctions sur les terrains dès le mois d'octobre.

Une incompétence disciplinaire invoquée par la FFF

La commission de discipline de la fédération a justifié sa décision en se déclarant incompétente pour traiter les faits reprochés à l'arbitre. Selon l'instance, le cadre réglementaire actuel limite son pouvoir disciplinaire aux actes commis dans le cadre des rencontres organisées par la fédération, ou aux faits ayant un lien direct avec l'exercice du football. Les violences conjugales, survenues dans la sphère privée, ne sont pas considérées par la commission comme relevant de son champ d'action disciplinaire.

Le retour sur les terrains après la trêve

Malgré la condamnation pénale et la procédure d'appel en cours, l'arbitre est désormais autorisé à reprendre ses activités professionnelles. Ses conseils juridiques ont confirmé qu'il participerait aux tests physiques prévus lors du prochain rassemblement des arbitres de Ligue 1 début octobre. Cette réintégration effective marque la fin de la mise à l'écart temporaire de l'officiel au sein de l'élite du football français.

Un débat sur l'éthique dans le sport

Cette affaire soulève une question de fond sur la portée des règlements sportifs face aux comportements de leurs acteurs en dehors des stades. Si la FFF s'appuie sur une interprétation stricte de l'article 2.2 de son règlement disciplinaire pour justifier son inaction, la décision met en lumière une limite structurelle dans la gestion de l'éthique et de la responsabilité sociale des institutions sportives. Le maintien en fonction d'un arbitre condamné pour des faits de violence interroge sur la capacité des instances à intégrer des exigences de probité morale au-delà du strict cadre technique des compétitions.

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