La Fédération nationale des étudiants de l'Université numérique Cheikh Hamidou Kane (FNE‑UNCHK) a lancé un appel au boycott des évaluations du premier semestre, invoquant le non‑versement des dotations de 250 000 FCFA destinées à l'achat de matériel informatique pour plus d'un millier d'étudiants.
Retard de versement des dotations et ses conséquences
Selon le communiqué diffusé le 3 novembre, 1 109 étudiants de la promotion 13 attendent toujours le financement prévu pour acquérir les outils numériques indispensables à leurs cours. L'absence de ces équipements compromet la capacité des étudiants à suivre les enseignements en ligne, à réaliser les travaux pratiques et à préparer les examens dans des conditions d'égalité.
Demandes de la fédération et justification du boycott
La FNE‑UNCHK estime qu'il serait injuste d'imposer aux étudiants des exigences académiques identiques alors que leurs moyens matériels diffèrent largement. Elle réclame donc le report immédiat des évaluations prévues le 4 novembre, la publication d'un calendrier précis de paiement des dotations, ainsi que l'assurance qu'aucun étudiant ne sera sanctionné pour son manque d'équipement. Le président de la fédération, Demba Baldé, a souligné que « 1 109 étudiants attendent leurs dotations ; leur avenir académique ne peut plus attendre ».
Implications pour la politique éducative et les acteurs institutionnels
Cette mobilisation met en lumière les défis de financement des universités numériques en Afrique de l'Ouest, où la dépendance aux dotations publiques ou privées est cruciale pour garantir l'accès aux technologies. Les autorités universitaires et le ministère de l'Enseignement supérieur sont désormais sous pression pour clarifier les modalités de versement et éviter une escalade du conflit qui pourrait retarder l'ensemble du calendrier académique.
Perspectives et suivi du dossier
La fédération a demandé à tous les étudiants de la promotion 13 de suspendre leurs devoirs jusqu'à nouvel ordre, tout en restant ouverte à un dialogue constructif avec les responsables de l'université. Le prochain point d'étape sera la réponse officielle du rectorat, qui devra concilier les exigences budgétaires avec la nécessité de garantir une formation équitable et numérique pour l'ensemble des étudiants.