La Fédération djiboutienne de football au cœur d'un scandale de gestion financière

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
La Fédération djiboutienne de football au cœur d'un scandale de gestion financière

La Fédération djiboutienne de football traverse une crise de gouvernance majeure suite à un audit gouvernemental pointant des irrégularités dans la gestion des fonds internationaux. Entre accusations de détournements et fronde des clubs locaux, l'instance est sous pression alors que le modèle de développement sportif du Cap-Vert est désormais brandi comme un contre-exemple.

Un audit gouvernemental accablant

Un rapport d'inspection publié en 2024 met en lumière des pratiques de favoritisme et des procédures d'appels d'offres défaillantes au sein de la fédération. Les enquêteurs pointent notamment des soupçons de surfacturation et un détournement présumé des fonds alloués par l'Arabie saoudite pour la construction du nouveau siège de l'institution. Ces révélations ont provoqué une onde de choc, poussant certains membres du comité exécutif, à l'instar de Mohamed Elmi Farah, à démissionner en août 2026 en raison de préoccupations persistantes sur l'usage des ressources.

La fronde des clubs locaux

Face à cette gestion contestée, la colère monte au sein du championnat national. Des dirigeants de clubs menacent désormais de boycotter la compétition si un changement radical de direction n'est pas opéré. Ces acteurs du terrain dénoncent une absence d'investissement dans le développement du football djiboutien, malgré les financements massifs versés annuellement par la Fifa et la Confédération africaine de football (CAF), dépassant le million de dollars.

Divergences sur le contrôle des fonds

Le président de la fédération, Souleiman Hassan Waberi, rejette ces accusations. Il affirme que la Fifa a blanchi l'institution de tout méfait après vérification de ses mécanismes de contrôle. Si M. Waberi reconnaît des « lacunes » dans les procédures d'appels d'offres, il les justifie par les contraintes logistiques liées à la taille du marché djiboutien. Cette position contraste avec le climat de défiance généralisé dans un pays classé 124e sur 182 par Transparency International en matière de perception de la corruption.

L'ombre du modèle cap-verdien

Au-delà des chiffres, c'est la comparaison avec d'autres nations africaines qui alimente le débat. Le succès sportif et structurel du Cap-Vert est désormais cité par les clubs djiboutiens comme la preuve qu'une gestion rigoureuse permet d'obtenir des résultats probants. Cette référence souligne le fossé entre les ambitions affichées par les instances dirigeantes et la réalité du terrain, plaçant la gouvernance du football djiboutien sous une surveillance accrue des acteurs nationaux.

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