La Fédération béninoise de football (FBF) engage une réforme de son processus d'approvisionnement en lançant un appel à préqualification pour la période 2026-2028. Cette initiative vise à constituer un répertoire officiel de prestataires, garantissant une meilleure traçabilité des dépenses et une gouvernance accrue au sein de l'instance sportive.
Une sélection rigoureuse des prestataires
Pour intégrer ce répertoire, les entreprises et prestataires individuels basés au Bénin doivent se soumettre à un examen administratif strict. Les candidats ont jusqu'au 18 septembre 2026 pour déposer un dossier complet, incluant notamment leurs attestations fiscales, leur immatriculation au Registre de commerce et du crédit mobilier (RCCM), ainsi que des preuves de leur conformité avec la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). La FBF limite par ailleurs la participation à deux domaines d'intervention et cinq lots maximum par entité, afin de rationaliser la gestion des contrats.
Vers une gouvernance alignée sur les standards de la FIFA
Cette procédure s'inscrit dans la continuité du plan stratégique et du contrat d'objectifs adoptés par la fédération en mai 2023. En structurant ainsi ses relations avec les tiers, la FBF répond aux recommandations de la FIFA en matière de contrôle, de gestion des risques et d'audits internes. L'objectif est clair : renforcer la transparence financière et la rigueur dans l'exécution des dépenses, des piliers essentiels pour les organisations sportives internationales.
Un suivi contractuel et des exigences de qualité
L'inscription au répertoire ne constitue pas un engagement contractuel définitif. La FBF a instauré un mécanisme de suivi continu des prestataires, assorti d'une mise à jour annuelle de la liste. Cette clause permet à la fédération de suspendre ou de retirer l'agrément d'un fournisseur en cas de non-respect des engagements contractuels ou de défaillance dans la qualité des services fournis. Les dossiers, qui peuvent être transmis physiquement au secrétariat de Porto-Novo ou par voie électronique, feront l'objet d'une évaluation rigoureuse avant l'entrée en vigueur du répertoire, prévue pour le 1er octobre 2026.