La Fédération royale belge de football (RBFA) a officiellement annoncé qu'elle ne soutiendrait pas Gianni Infantino dans sa course à un nouveau mandat à la tête de la Fifa. Cette décision, qui s'inscrit dans un mouvement de contestation européen, met en lumière des griefs persistants concernant la transparence et les méthodes de gestion de l'instance mondiale.
Une contestation européenne croissante
La Belgique emboîte le pas à plusieurs autres nations, dont l'Italie, la Suède et l'Écosse, en se distanciant publiquement du président sortant. La RBFA justifie ce retrait par des critiques structurelles sur la gouvernance de la Fifa. En phase avec les positions de l'UEFA, la fédération belge réclame une clarification sur le processus décisionnel interne, notamment concernant le projet avorté de Gianni Infantino visant à ouvrir les recettes de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
L'ombre de l'affaire Balogun
Au-delà des enjeux financiers, la Belgique exige des explications sur un incident survenu lors de la Coupe du monde 2026. La présidente de la RBFA, Pascale Van Damme, a formellement demandé l'inscription à l'ordre du jour du prochain Conseil de la Fifa, prévu le 15 octobre, du dossier concernant le joueur américain Folarin Balogun. Ce dernier avait vu sa suspension, consécutive à un carton rouge, annulée après une intervention directe du président américain Donald Trump auprès de Gianni Infantino. Pour la Belgique, ce précédent soulève des questions majeures sur l'indépendance des décisions sportives.
Un mandat sous tension
Malgré une contestation grandissante et des critiques virulentes sur sa gestion, Gianni Infantino demeure, à ce jour, le seul candidat déclaré pour l'élection prévue en mars 2027. Si le dirigeant italo-suisse a dû renoncer à son projet de société commerciale face à la pression, les zones d'ombre entourant son exercice du pouvoir continuent de fragiliser sa légitimité auprès de plusieurs fédérations membres. La persistance de ces interrogations, deux mois après les faits, témoigne d'une crise de confiance durable au sein de l'organisation.