La Fédération belge de football officialise son opposition à la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 36 lectures
La Fédération belge de football officialise son opposition à la réélection de Gianni Infantino à la tête de la FIFA

La Fédération royale belge de football (RBFA) a officiellement retiré son soutien à Gianni Infantino en vue de l'élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027. Cette décision marque une escalade dans la contestation européenne, portée par des griefs profonds concernant l'éthique décisionnelle et l'indépendance de l'instance mondiale.

Une fronde européenne contre la gouvernance actuelle

La Belgique rejoint désormais un bloc de contestation composé de la Suède, de l'Écosse et de l'Italie. Pour la RBFA, le maintien de Gianni Infantino à la présidence est devenu problématique en raison d'une opacité persistante dans la gestion de l'organisation. Les critiques se cristallisent notamment sur des tentatives de restructuration financière jugées risquées, à l'instar du projet avorté visant à ouvrir les revenus de la Coupe du Monde à des capitaux privés, une manœuvre perçue par plusieurs fédérations comme une dérive contraire aux intérêts du football mondial.

L'ombre d'une ingérence politique au Mondial

Au-delà des questions structurelles, un incident spécifique lors du dernier Mondial américain cristallise les tensions entre Bruxelles et Zurich. La levée de la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun, juste avant le huitième de finale opposant les États-Unis à la Belgique, est au centre de toutes les polémiques. Cette décision, qui aurait été prise suite à une intervention directe de Donald Trump auprès du président de la FIFA, est perçue par la partie belge comme une entorse grave à l'autonomie sportive et à l'équité de la compétition.

Exigence de transparence pour le prochain Conseil

Face au silence prolongé de la FIFA, la présidente de la RBFA, Pascale Van Damme, a haussé le ton. Deux mois après les faits, l'absence de justifications claires sur le dossier Balogun est jugée inacceptable par l'instance belge. En conséquence, la Belgique a formellement exigé que cette affaire soit inscrite à l'ordre du jour du prochain Conseil de la FIFA, fixé au 15 octobre. Cette demande constitue un test de transparence pour la direction actuelle, alors que la crédibilité de l'institution est ouvertement remise en cause par plusieurs nations européennes influentes.

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