L'Autorité ghanéenne de régulation des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a clôturé l'exercice 2025 avec un excédent financier de 70 millions de GH¢, marquant une progression de 51 % par rapport à l'année précédente. Cette performance économique notable contraste toutefois avec des défis opérationnels persistants, notamment le vieillissement critique des équipements de laboratoire essentiels à la sécurité sanitaire.
Une solidité financière portée par l'autofinancement
La santé financière de l'institution s'est renforcée, avec un actif total passant de 296 millions à 358 millions de GH¢ en un an, tandis que le passif a été réduit à 3,4 millions de GH¢. Sur un revenu global de 420 millions de GH¢, les fonds générés en interne représentent désormais 66 % des ressources, complétés par 19 % de soutiens extérieurs et 15 % de subventions publiques. Malgré une maîtrise rigoureuse des dépenses, maintenues à 267 millions de GH¢, l'institution a manqué ses objectifs de recettes internes de 95 millions de GH¢, un écart principalement imputé à la volatilité des taux de change.
Performance réglementaire et montée en puissance du « Made in Ghana »
Sur le plan opérationnel, l'activité de la FDA est restée intense avec le traitement de plus de 24 000 demandes de produits et la réalisation de plus de 15 000 inspections d'installations. Un indicateur majeur de cette année 2025 est la part des produits locaux dans les enregistrements : elle atteint désormais 62 %, contre 33 % en 2024, témoignant d'une dynamique croissante de la production nationale. Par ailleurs, l'action de terrain s'est traduite par le retrait de plus de 215 000 produits non conformes et la formation de près de 9 000 vendeurs de nourriture de rue.
L'obsolescence technologique comme frein à la surveillance
Malgré ces résultats, la direction de la FDA exprime une vive inquiétude concernant son infrastructure technique. Certains équipements de laboratoire, sollicités en continu, affichent entre huit et vingt ans d'ancienneté. Cette vétusté rend la maintenance de plus en plus complexe et coûteuse, menaçant potentiellement la capacité de l'autorité à assurer ses missions de contrôle face à la circulation de produits illicites. Pour pallier ces difficultés, l'institution prévoit de poursuivre l'optimisation de sa mobilisation de ressources et de réviser périodiquement sa politique tarifaire en concertation avec les acteurs du secteur.