La famille de Baye Modou Fall interpelle l'Inspection générale de la justice sur le traitement d'une plainte pour violences

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
La famille de Baye Modou Fall interpelle l'Inspection générale de la justice sur le traitement d'une plainte pour violences

La famille de Baye Modou Fall, plus connu sous le nom de Boy Djiné, a officiellement saisi l'Inspection générale de l'administration de la Justice (IGAJ). Cette démarche vise à obtenir des clarifications sur le suivi d'une plainte déposée il y a plus de deux ans auprès du procureur de Dakar, concernant des allégations de mauvais traitements en milieu carcéral.

Une procédure judiciaire en attente de suivi

La requête adressée à l'IGAJ souligne l'absence de réponse satisfaisante concernant la plainte initiale visant trois agents du Camp pénal de Liberté 6. La famille du détenu ne cherche pas à obtenir une condamnation immédiate des agents mis en cause, mais exige un audit sur le respect des procédures administratives et judiciaires. L'enjeu est de déterminer si le traitement de ce dossier a été conforme aux règles en vigueur au sein de l'appareil judiciaire sénégalais.

Allégations de violences et conséquences sanitaires

Les faits reprochés remonteraient à une altercation survenue dans le Camp pénal, déclenchée par un incident lié à l'accès à l'eau dans la cellule du détenu. Selon les éléments avancés par la famille, ces violences auraient entraîné des séquelles physiques durables pour Baye Modou Fall. Les proches font état de lésions au tympan et d'acouphènes persistants ayant nécessité des interventions chirurgicales. Ils dénoncent également le non-respect des recommandations médicales, affirmant qu'un appareil auditif prescrit par les médecins ne lui aurait jamais été remis.

Exigences sur la prise en charge médicale

Au-delà de l'aspect disciplinaire concernant les agents pénitentiaires, la saisine de l'IGAJ porte une dimension humanitaire et sécuritaire. La famille demande expressément aux autorités de se pencher sur l'état de santé actuel du détenu et sur les conditions de sa prise en charge médicale. Cette interpellation place l'administration pénitentiaire face à ses responsabilités concernant le devoir de protection et de soin dû aux personnes privées de liberté, alors qu'aucune décision judiciaire n'a, à ce jour, établi la responsabilité des agents incriminés dans cette affaire.

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