La direction de la Fair Wages and Salaries Commission (FWSC) exprime son incompréhension face au maintien du mouvement de grève de la Ghana Association of University Administrators (GAUA). Bien qu'un protocole d'accord ait été formellement signé pour ouvrir de nouvelles discussions sur les disparités salariales, le blocage persiste au sein des institutions universitaires.
Un accord déjà conclu et honoré
Selon le Dr George Smith-Graham, directeur général de la FWSC, les négociations salariales concernant la GAUA ont été officiellement finalisées. L'association a déjà perçu les paiements convenus dans le cadre de la restructuration du système salarial unique (Single Spine Salary Structure). Au total, la Commission a conclu des accords similaires avec 58 institutions publiques, dans une démarche visant à harmoniser les rémunérations et à corriger les inégalités structurelles au sein de la fonction publique ghanéenne.
Le poids des comparaisons intersyndicales
La persistance de la grève trouverait sa source dans une insatisfaction liée aux conditions obtenues par d'autres corps de métier. La direction de la FWSC souligne que la GAUA a durci sa position après avoir pris connaissance des termes négociés par l'University Teachers Association of Ghana (UTAG). Les administrateurs estiment que les enseignants ont bénéficié d'un accord plus avantageux, ce qui a déclenché une demande de révision des conditions salariales malgré la signature préalable d'un accord définitif.
Un protocole d'accord ignoré
Il y a une semaine, les représentants de la GAUA et la FWSC avaient pourtant acté, par la signature d'un protocole d'accord, la mise en place d'un cadre de discussion pour examiner de nouvelles propositions visant à résorber les disparités restantes. Le Dr Smith-Graham rappelle que cet engagement prévoyait la suspension du mouvement social afin de laisser le temps à la Commission d'étudier les doléances. La poursuite de la grève, constatée en fin de semaine, contredit les termes de cet engagement écrit.
L'échéance de fin octobre
Malgré la situation, la FWSC maintient sa volonté de dialogue. La Commission s'est engagée à analyser les propositions soumises par l'association et à fournir une réponse formelle d'ici la fin du mois d'octobre. Pour les autorités, la priorité demeure la résolution des iniquités salariales dans un cadre de concertation, tout en rappelant que les obligations financières découlant des négociations précédentes ont été intégralement respectées par l'État.