La Driver and Vehicle Licensing Authority (DVLA) du Ghana déploie une stratégie d'expansion ambitieuse, marquée par l'ouverture de 29 nouveaux bureaux en 18 mois. Cette initiative vise à décentraliser l'accès aux services administratifs tout en assainissant le secteur face aux pratiques des intermédiaires informels.
Un maillage territorial renforcé par le partenariat public-privé
Avec 62 bureaux désormais opérationnels sur l'ensemble du territoire, la DVLA franchit une étape clé dans sa politique de proximité. Le directeur général, Julius Neequaye Kotey, a précisé que 17 de ces nouvelles implantations ont été réalisées grâce à des partenariats public-privé (PPP). Cette dynamique se poursuit avec des projets de construction en cours à Bole, Bechem et Dormaa-Ahenkro, ainsi que des ouvertures prochaines prévues à Asankragua, Dunkwa-On-Offin, Twifo Praso, Tema Community One, Kwashieman et Wenchi.
Performance financière et transformation numérique
Sur le plan économique, l'autorité affiche une santé financière en nette progression. Les états financiers audités pour l'année 2025 révèlent un excédent passé de 5 millions à 25 millions de GH¢. Cette solidité financière est présentée par la direction comme un levier pour soutenir la transition vers une culture de service numérique disponible 24 heures sur 24. L'objectif est de transformer l'institution en une entité plus efficace, capable d'investir durablement dans ses systèmes opérationnels et la formation de son personnel.
L'impératif de sécurité routière au-delà de la rentabilité
Malgré cette montée en puissance financière, le conseil d'administration de la DVLA rappelle que la rentabilité ne doit jamais primer sur la sécurité publique. George Spencer Quaye, président du conseil, a insisté sur la nécessité d'une gestion rigoureuse des coûts et de l'élimination des fuites de revenus, tout en soulignant que la mission première reste la régulation. Il a fermement rappelé que les standards de sécurité doivent être maintenus sans compromis : un véhicule jugé dangereux lors d'une inspection ou un conducteur incompétent ne doivent en aucun cas obtenir de licence, indépendamment des objectifs de revenus de l'institution.