La pratique consistant à masquer ou incliner les plaques d'immatriculation des deux-roues se généralise dans les zones urbaines du Ghana, notamment à Accra. Ce phénomène croissant entrave l'identification des véhicules et pose un défi majeur aux autorités en matière de sécurité routière et de lutte contre la criminalité.
Un obstacle à l'identification des contrevenants
Sur les axes routiers les plus fréquentés, de nombreux conducteurs de motos adoptent des techniques visant à rendre leurs plaques illisibles : inclinaison vers le haut, recouvrement partiel par des tissus ou positionnement stratégique. Ces manœuvres délibérées empêchent les autres usagers de la route et les forces de l'ordre d'identifier formellement les engins impliqués dans des infractions au code de la route, des accidents ou des activités suspectées d'être illégales.
L'enjeu de la transition vers la surveillance numérique
La question de la visibilité des plaques devient cruciale alors que le Ghana modernise ses méthodes de contrôle. Le pays délaisse progressivement les points de contrôle traditionnels au profit de dispositifs technologiques, tels que les caméras de surveillance et les systèmes électroniques de détection des infractions. Dans ce contexte, l'immatriculation constitue le lien juridique indispensable entre le véhicule et son propriétaire. Si une moto peut facilement se faufiler dans le trafic pour échapper à une interpellation physique, une plaque clairement visible permet aux autorités de maintenir une traçabilité et d'engager des poursuites a posteriori.
Vers un renforcement de la régulation
Face à cette situation, des appels sont lancés en direction de la police et des organismes de régulation pour exiger une application stricte de la loi. L'enjeu est de garantir que chaque plaque d'immatriculation soit installée de manière conforme, en position verticale et parfaitement lisible. Le respect de ces normes est présenté comme une condition sine qua non pour assurer l'efficacité des nouvelles politiques de sécurité routière et renforcer la responsabilité des conducteurs sur la voie publique.