En marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations Unies, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et son homologue russe, Sergueï Lavrov, ont tenu des échanges centrés sur la question du Sahara occidental. Cette rencontre souligne la volonté des deux puissances de maintenir une coordination diplomatique sur les dossiers régionaux sensibles, alors que le Conseil de sécurité s'apprête à statuer sur l'avenir de la mission onusienne dans la zone.
Une convergence sur la voie diplomatique
La diplomatie russe a officiellement réitéré son engagement en faveur d'une résolution du conflit au Sahara occidental par des moyens exclusivement politiques. Dans un communiqué, Moscou a insisté sur le respect des principes du droit international et de la Charte des Nations Unies. Cette position intervient dans un calendrier diplomatique chargé, marqué par l'échéance de fin octobre, date à laquelle le Conseil de sécurité doit examiner le renouvellement du mandat de la MINURSO.
Le renforcement du partenariat stratégique
Au-delà des enjeux régionaux, les discussions ont porté sur la consolidation des relations bilatérales entre Rabat et Moscou. Les deux ministres ont réaffirmé leur attachement à la Déclaration sur l'approfondissement du partenariat stratégique, signée en mars 2016 lors de la visite du roi Mohammed VI en Russie. Cette coopération, qualifiée de multiforme, s'inscrit dans une dynamique de dialogue politique soutenu, illustrée par la récente mise en place d'un comité de travail dédié aux consultations entre les deux ministères des Affaires étrangères.
Une séquence diplomatique intense
La rencontre entre Nasser Bourita et Sergueï Lavrov s'inscrit dans une série d'entretiens menés par le chef de la diplomatie russe à New York, incluant notamment une entrevue avec son homologue algérien. Si la partie marocaine est restée sobre sur les détails de ces échanges, la multiplication des consultations politiques témoigne de l'importance accordée par les acteurs internationaux à la stabilité régionale. Le suivi de ces discussions sera déterminant pour observer l'évolution des positions au sein du Conseil de sécurité lors du prochain examen du dossier sahraoui.