La loi de finances 2026 a instauré une réforme significative concernant les droits de timbre pour la délivrance des passeports aux citoyens algériens résidant à l'étranger. Cette mesure met fin à une tarification basée sur des taux de change obsolètes, permettant un alignement plus juste avec la valeur réelle du dinar algérien.
Un alignement sur les réalités monétaires
Pendant plusieurs années, les membres de la communauté nationale à l'étranger ont supporté un coût de 60 euros pour l'obtention d'un passeport standard de 28 pages, un montant jugé disproportionné par rapport aux 6 000 dinars exigés pour les résidents sur le territoire national. Cette distorsion résultait de l'application d'un taux de conversion fixe et largement dépassé, où l'euro était évalué à 100 dinars, loin de la réalité du marché affichée par la Banque d'Algérie.
Un mécanisme de calcul annuel
Pour garantir la pérennité de cette mesure, la loi de finances 2026 impose désormais une mise à jour annuelle des tarifs. Un arrêté interministériel, signé le 18 juillet et publié au Journal officiel le 30 août, précise que les services consulaires doivent désormais se référer aux taux de conversion communiqués par la Banque d'Algérie au plus tard le 7 janvier de chaque année. Ce processus, piloté conjointement par les ministères des Affaires étrangères et des Finances, assure une transparence accrue dans la perception des droits de timbre.
Conséquences sur les tarifs consulaires
Grâce à cet ajustement basé sur un taux de change réévalué à environ 150 dinars pour un euro, le coût du passeport de 28 pages est passé à 40 euros. Le nouveau barème s'applique également aux autres formats et procédures : le passeport de 48 pages est désormais fixé à 60 euros, tandis que les procédures accélérées sont facturées à 166,66 euros pour le modèle de 28 pages et 300 euros pour celui de 48 pages. Cette réforme répond à une demande de longue date visant à alléger la charge administrative pesant sur la diaspora.