Alors que la présidentielle française de 2027 se profile, la dette publique et l'éducation émergent comme les deux piliers du débat politique, selon les experts réunis ce 3 septembre. Une réforme fiscale initiée par Berlin et ses répercussions sur l'économie française ont également été analysées lors de l'émission *Les Experts*.
La dette, épée de Damoclès du prochain quinquennat
Les économistes interrogés ont souligné l'urgence de traiter la question de la dette publique, devenue un sujet incontournable pour les candidats à la magistrature suprême. Jean-Hervé Lorenzi, président du Cercle des Économistes, a rappelé que le niveau d'endettement de la France, déjà élevé, pourrait peser sur les marges de manœuvre budgétaires du futur gouvernement. Une gestion rigoureuse de cette dette sera donc un critère décisif pour les électeurs, dans un contexte où les dépenses sociales et les investissements publics restent sous tension.
L'éducation, un défi structurel et social
Gaël Sliman, président d'Odoxa, a mis en avant l'éducation comme un autre thème clé, non seulement pour son impact économique à long terme, mais aussi pour son rôle dans la cohésion sociale. Les experts ont évoqué la nécessité de réformer un système éducatif perçu comme inégalitaire et peu adapté aux besoins du marché du travail. Céline Antonin, économiste à l'OFCE, a insisté sur l'importance d'investir dans la formation professionnelle pour réduire le chômage des jeunes et renforcer la compétitivité de l'économie française.
La réforme fiscale allemande, un facteur de risque pour l'Europe
Christian Poyau, cofondateur et CEO de Micropole, a analysé les conséquences potentielles d'une réforme fiscale lancée par Berlin sur l'économie française. Selon lui, une telle mesure pourrait entraîner une concurrence accrue entre les États européens, notamment en matière d'attractivité des investissements. Les experts ont souligné que cette dynamique pourrait fragiliser les finances publiques françaises, déjà sous pression, et exacerber les déséquilibres au sein de la zone euro. Une coordination renforcée entre les pays membres de l'UE sera donc essentielle pour éviter des effets domino.