En juillet 2026, la dette publique du Ghana a atteint 733,9 milliards de cedis, soit 45,1 % du produit intérieur brut (PIB), après une hausse de 14,4 milliards de cedis par rapport au mois précédent. Cette progression s’inscrit dans une tendance haussière continue depuis le début de l’année, posant des défis pour la gestion budgétaire et la stabilité macroéconomique du pays.
Une évolution mensuelle et annuelle de la dette
Selon le résumé de données financières et économiques de septembre 2026 publié par la Banque du Ghana, la dette publique a progressé chaque mois depuis janvier 2026, passant de 663,4 milliards de cedis en janvier à 733,9 milliards en juillet. Les augmentations mensuelles ont été de 10,7 milliards (février), 12,0 milliards (mars), 9,8 milliards (avril), 24,9 milliards (mai) et 1,7 milliards (juin). Cette dynamique reflète un endettement soutenu tant sur le plan domestique qu’international.
Répartition entre dette extérieure et dette intérieure
En juillet 2026, la dette extérieure s’élevait à 28,8 milliards de dollars américains, soit 337,2 milliards de cedis, représentant 21,1 % du PIB. Ce montant était légèrement inférieur à celui de juin (28,9 milliards de dollars) et de mai (29,1 milliards). En revanche, la dette intérieure a connu une hausse notable, atteignant 396,7 milliards de cedis en juillet contre 391,1 milliards en juin et 379,1 milliards en mai, ce qui correspond à 24,8 % du PIB. La part croissante de la dette domestique indique un recours accru aux marchés internes pour financer les besoins de l’État.
Implications budgétaires et perspectives de financement
Le solde budgétaire cash du gouvernement s’est établi à un déficit de 0,6 % du PIB en juillet 2026, tandis que le solde primaire affichait un excédent de 1,0 % du PIB. Cette combinaison montre que, malgré un léger déficit global, le gouvernement a réussi à générer un excédent avant prise en compte des intérêts de la dette. Toutefois, la hausse continue de la dette publique, alimentée par des emprunts supplémentaires et des pertes de change, pourrait limiter la marge de manœuvre budgétaire et augmenter la vulnérabilité aux chocs externes, notamment les variations du taux de change et les conditions de financement international.
Enjeux pour la politique économique du Ghana
La progression de la dette à 45,1 % du PIB place le Ghana dans une zone où la soutenabilité de la dette devient un sujet de préoccupation pour les investisseurs et les institutions financières internationales. Le gouvernement devra équilibrer la nécessité de financer les dépenses publiques, notamment les projets d’infrastructure et les programmes sociaux, avec la maîtrise du ratio dette/PIB. Des mesures telles que la consolidation fiscale, la diversification des sources de financement et la gestion prudente du risque de change seront essentielles pour éviter une détérioration de la notation souveraine et préserver la confiance des marchés.