La circulation d'un faux communiqué attribué au Tribunal arbitral du sport (TAS) a suscité une vive confusion concernant l'issue du litige opposant le Sénégal au Maroc. Ce document, prétendant acter la victoire du Sénégal à la Coupe d'Afrique des Nations, est une manœuvre de désinformation dépourvue de toute valeur juridique.
Les incohérences d'un document frauduleux
Le document diffusé en ligne présente de multiples anomalies qui trahissent sa nature factice. Outre l'absence de numéro de dossier officiel, le texte commet une erreur sur l'intitulé de la compétition et omet de mentionner la Confédération africaine de football (CAF), pourtant partie prenante dans cette procédure. Sur la forme, le style employé est incompatible avec les usages du TAS : une juridiction arbitrale ne formule jamais de félicitations à l'égard d'une partie ou d'un peuple, et ne se limite pas à une proclamation de vainqueur sans exposer de raisonnement juridique détaillé.
Une procédure toujours en délibéré
À ce jour, aucune décision n'a été rendue par le TAS concernant le recours déposé par la Fédération sénégalaise de football, enregistré sous la référence CAS 2026/A/12295. L'audience s'est tenue le 8 octobre dernier à Lausanne, marquant la mise en délibéré de l'affaire. Le calendrier de la sentence reste incertain, bien que des estimations évoquent une possible publication entre le 18 et le 22 octobre. Il est important de noter que toute décision officielle sera exclusivement diffusée par les canaux de communication du TAS et relayée par les instances sportives concernées.
La récurrence des tentatives de manipulation
Ce faux communiqué s'inscrit dans une série de tentatives de désinformation visant à influencer l'opinion publique autour de ce dossier. Depuis plusieurs mois, divers documents contrefaits, utilisant parfois la charte graphique de l'institution, ont circulé sur les réseaux sociaux. Face à cette multiplication de fausses informations, le TAS a déjà dû intervenir par le passé pour démentir formellement ces publications. La vigilance reste de mise pour les acteurs du secteur et le public, alors que l'attente de la sentence définitive cristallise des enjeux sportifs et institutionnels majeurs pour les fédérations impliquées.