La députée Maimouna Bousso a adressé une critique virulente à l'encontre de l'Alliance pour la République (APR), sommant les responsables de l'ancien parti au pouvoir de faire preuve de retenue. Cette sortie politique souligne les tensions persistantes entre la nouvelle majorité et l'opposition parlementaire, tout en interrogeant l'héritage de la précédente administration.
L'analyse de l'alternance politique
Pour Maimouna Bousso, la victoire de Bassirou Diomaye Faye à l'élection présidentielle est une conséquence directe des actions menées par le régime sortant. La parlementaire estime que les stratégies politiques déployées par l'APR, notamment face à la dissolution du parti PASTEF et à l'inéligibilité d'Ousmane Sonko, ont paradoxalement favorisé l'émergence du concept « Sonko moye Diomaye, Diomaye moye Sonko ». Ce basculement électoral est présenté par la députée comme une réponse populaire aux méthodes de gouvernance de l'époque.
Critiques sur la gestion des institutions
Au-delà du scrutin présidentiel, la députée accuse l'ancien régime d'avoir durablement affaibli les piliers de l'État. Elle pointe spécifiquement des dérives liées au pillage des ressources nationales, à une fragilisation de l'appareil judiciaire et à une atteinte aux principes démocratiques. Ces griefs s'inscrivent dans une volonté de la parlementaire de mettre en lumière ce qu'elle considère comme une gestion prédatrice des affaires publiques durant les mandats précédents.
Le débat parlementaire en question
La charge de Maimouna Bousso s'étend également au comportement actuel des députés de l'APR au sein de l'hémicycle. Elle leur reproche une stratégie d'évitement, caractérisée par le boycott des séances plénières et une fuite devant le débat parlementaire. En parallèle, elle conteste la légitimité des prises de parole publiques des responsables de l'ancien parti, affirmant que leur permanence politique aurait été érigée sur un foncier public détourné. Par cette injonction au silence, la députée cherche à disqualifier la parole de ses opposants en les renvoyant à leur bilan et aux conditions d'occupation de leurs espaces de travail.