La démission du gouvernement mauritanien fait suite à un rapport accablant sur la crise énergétique

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
La démission du gouvernement mauritanien fait suite à un rapport accablant sur la crise énergétique

Le Premier ministre mauritanien, El Moctar Ould Djay, a présenté la démission de son équipe au président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani le 9 octobre. Ce départ intervient au lendemain de la publication d'un rapport d'enquête critique sur les incendies ayant paralysé l'approvisionnement électrique de Nouakchott en août dernier.

Défaillances structurelles au sein de la Somelec

La commission d'enquête, dirigée par l'ancien ministre des Finances Ousmane Mamoudou Kane, a mis en lumière des manquements critiques dans la gestion des infrastructures énergétiques. Le rapport pointe du doigt des insuffisances graves en matière de prévention des risques, de protection électrique et de contrôle des travaux. Si l'origine technique précise des incendies survenus sur deux postes de transformation n'a pas pu être formellement établie, les experts recommandent de suspendre les paiements liés au projet de câblage, dont le coût est estimé à plus de 9 millions de dollars.

Une pression politique et sociale accrue

Bien que le Premier ministre n'ait pas explicitement lié sa démission aux conclusions du rapport, le contexte politique était devenu particulièrement tendu. Outre la crise énergétique, l'exécutif faisait face à des critiques croissantes concernant la gestion de l'inflation sur les produits de première nécessité et les inondations causées par les récentes pluies. L'opposition, portée notamment par le député Biram Dah Abeid, avait ouvertement réclamé des sanctions contre les responsables du secteur de l'énergie et le gouvernement en place depuis août 2024.

L'incertitude sur la composition du futur exécutif

Le président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a ordonné la publication intégrale du rapport et l'application stricte de ses recommandations. Cette décision marque une volonté de transparence face aux dysfonctionnements constatés. À ce stade, le chef de l'État n'a pas encore tranché sur la suite à donner à cette crise politique. Plusieurs options restent ouvertes, allant d'un remaniement ministériel profond à la reconduction du Premier ministre sortant, dans un climat où les attentes des citoyens en matière de services publics sont devenues une priorité majeure pour le second mandat présidentiel.

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