La morgue de l'hôpital catholique St. Anne fait face à une crise technique majeure suite à la panne simultanée de ses deux moteurs de réfrigération. Cette situation, qui perdure depuis deux jours, entrave la conservation des dépouilles et soulève des interrogations sur la pérennité des équipements médicaux de l'établissement.
Un matériel vétuste au cœur de la panne
Les installations de réfrigération, acquises en 2013, n'ont bénéficié d'aucune révision majeure au cours des treize dernières années. Cette défaillance n'est pas un incident isolé : il s'agit de la troisième panne enregistrée par le personnel hospitalier depuis le début de l'année. L'absence de plan de maintenance préventive semble être le facteur déterminant de cette situation critique, alors que la direction de l'établissement n'a pas encore communiqué de calendrier pour les réparations nécessaires.
La situation complexe des dépouilles
Deux corps, identifiés comme étant ceux d'anciens enseignants, sont actuellement bloqués dans l'attente d'une solution technique. L'un des défunts, Achempong Amafom Makline, est décédé après un malaise survenu sur son lieu de travail à Daboya, et sa famille a été informée par les autorités du Service de l'éducation du Ghana. Le second, Abu Seidu, dont le décès est lié à un événement ayant entraîné des troubles sécuritaires à Gindabour, n'a toujours pas été réclamé par ses proches, compliquant davantage les procédures de gestion funéraire dans ce contexte de panne.
L'enjeu de la gestion des infrastructures de santé
Au-delà de l'urgence immédiate, cet incident met en exergue les défis structurels auxquels sont confrontés certains centres de santé régionaux. La difficulté pour les familles et les autorités d'obtenir des réponses claires de la part de la direction de l'hôpital souligne un manque de transparence dans la gestion des ressources. Pour les décideurs locaux, cet épisode constitue un signal d'alerte sur la nécessité d'investir dans le renouvellement des équipements critiques et de renforcer les protocoles de maintenance pour garantir la dignité des défunts et le bon fonctionnement des services publics de santé.