Au lendemain d'un éboulement tragique survenu à la décharge de Dar-es-Salam, les autorités guinéennes ont enclenché, ce lundi 24 août 2026, une opération d'envergure visant à libérer le site du radar et ses abords immédiats. Cette intervention, pilotée par la Direction Nationale de l'Aménagement du Territoire et de l'Urbanisme (DATU), marque une volonté de reprendre le contrôle sur des zones jugées à risque et occupées de manière informelle.
Une opération sous haute surveillance
Le déploiement des équipes de la DATU fait suite à une phase préparatoire de plusieurs jours, durant laquelle les autorités ont procédé au balisage du périmètre et à la sensibilisation des occupants. L'opération, menée en coordination avec les forces de sécurité et les autorités locales, cible prioritairement les installations anarchiques qui enserrent le site du radar. Selon Seydou Cissé, chef de section contrôle des opérations urbaines à la DATU, l'objectif est de démanteler l'ensemble des campements identifiés dans cette zone critique.
Un périmètre d'intervention strictement délimité
Si la pression monte autour de la décharge de Dar-es-Salam, les autorités maintiennent une approche graduelle. Pour l'heure, les équipes de la DATU se concentrent exclusivement sur le périmètre défini par leur hiérarchie. Interrogé sur une éventuelle extension des opérations aux zones adjacentes de la décharge, le responsable de la DATU a précisé que toute nouvelle intervention dépendrait de directives ultérieures, soulignant la volonté des autorités de ne pas précipiter le processus au-delà des zones déjà sécurisées.
Vers une restructuration du site
Au-delà de l'urgence sécuritaire imposée par le récent drame, le gouvernement semble préparer une mutation profonde de cet espace. Bien que les détails restent confidentiels, la DATU a confirmé l'existence d'un projet d'aménagement futur pour le site de la décharge. Cette initiative, dont les contours seront dévoilés ultérieurement, s'inscrit dans une démarche de planification urbaine visant à transformer durablement cette zone sous haute surveillance, marquée par le déplacement forcé de nombreuses familles riveraines.