La crise sécuritaire au Nord-Kivu s'étend vers le territoire de Walikale sous la pression des déplacements forcés

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 58 lectures
La crise sécuritaire au Nord-Kivu s'étend vers le territoire de Walikale sous la pression des déplacements forcés

Le territoire de Walikale, dans la province du Nord-Kivu, fait face à une crise humanitaire et sécuritaire croissante provoquée par l'arrivée massive de populations civiles. Ces déplacés fuient les affrontements armés opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, à la coalition AFC/M23 dans les groupements voisins d'Ufamandu I et II.

Une pression humanitaire sur le groupement de Waloa Loanda

Le chef du groupement de Waloa Loanda, Mafuluko Mwiyanya, a lancé un appel pressant aux autorités nationales pour une intervention immédiate. L'afflux de déplacés en provenance du territoire de Masisi sature les capacités d'accueil locales et fragilise les conditions de vie des populations résidentes. Cette situation, qualifiée de critique par l'autorité coutumière, souligne l'urgence d'une réponse coordonnée pour stabiliser la zone et répondre aux besoins fondamentaux des personnes ayant tout abandonné pour échapper aux hostilités.

L'extension géographique des affrontements

La menace sécuritaire ne se limite plus aux zones de conflit initiales. Les combats se sont intensifiés à Biriko, une localité située à la frontière entre Waloa Loanda et Ufamandu, marquant une progression préoccupante du front vers Walikale. Le chef coutumier confirme que des portions de son entité sont désormais directement impactées par les échanges de tirs, exposant les civils à une insécurité grandissante et menaçant la stabilité de cette partie du Nord-Kivu.

Bilan humain et besoins en renforts sécuritaires

Le bilan humain s'alourdit avec le recensement de huit blessés à Busurungi, le chef-lieu du groupement de Waloa Loanda. Face à cette dégradation, Mafuluko Mwiyanya insiste sur la nécessité d'un renforcement des effectifs des FARDC et des Wazalendo dans la zone. L'enjeu est double : il s'agit à la fois de sécuriser les populations civiles contre les incursions rebelles et de rétablir l'autorité de l'État dans un territoire de plus en plus sous tension, où la protection des citoyens devient une priorité absolue face à l'avancée des groupes armés.

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