Dakar grossit. Dakar étouffe. Chaque année, des milliers de familles sont exclues des quartiers où elles ont grandi par la flambée des loyers, par la spéculation immobilière, par l'absence de politiques publiques de logement ambitieuses. La capitale sénégalaise est en train de devenir une ville pour ceux qui ont de l'argent. Les autres n'ont qu'à s'exiler en périphérie.
Une croissance urbaine sans urbanisme
Depuis les années 1990, la population de Dakar a plus que doublé. L'agglomération dakaroise abrite aujourd'hui près de 4 millions d'habitants, soit près du quart de la population nationale du Sénégal. Cette croissance n'a pas été anticipée par des politiques urbaines cohérentes. Les quartiers informels — Pikine, Guediawaye, Parcelles Assainies — ont été là réponse spontanée à l'absence de l'État.
La spéculation au service des élites
Les prix de l'immobilier dakarois ont explosé. Dans les quartiers nord comme les Almadies ou Point E, le mètre carré dépasse souvent 1 500 euros. Mais même dans des quartiers moyens comme Parcelles ou Thiaoye, les loyers ont augmenté de 30 à 50 % en cinq ans. Des promoteurs immobiliers — souvent liés aux réseaux politiques — achètent des terrains à bas prix, construisent des résidences de standing, et laissent l'essentiel de la population sans logement décent et abordable.
Pour une politique du logement populaire
Le Sénégal a besoin d'une politique volontariste du logement social : des quotas de logements abordables dans tous les grands projets immobiliers, des sociétés publiques de construction de logements à coûts maîtrisés, et une taxation des terrains non bâtis pour lutter contre la spéculation.
Dakar ne peut pas devenir le Dubai de l'Afrique de l'Ouest. Elle doit rester la ville de tous les Sénégalais.
Une croissance urbaine sans urbanisme
Depuis les années 1990, la population de Dakar a plus que doublé. L'agglomération dakaroise abrite aujourd'hui près de 4 millions d'habitants, soit près du quart de la population nationale du Sénégal. Cette croissance n'a pas été anticipée par des politiques urbaines cohérentes. Les quartiers informels — Pikine, Guediawaye, Parcelles Assainies — ont été là réponse spontanée à l'absence de l'État.
La spéculation au service des élites
Les prix de l'immobilier dakarois ont explosé. Dans les quartiers nord comme les Almadies ou Point E, le mètre carré dépasse souvent 1 500 euros. Mais même dans des quartiers moyens comme Parcelles ou Thiaoye, les loyers ont augmenté de 30 à 50 % en cinq ans. Des promoteurs immobiliers — souvent liés aux réseaux politiques — achètent des terrains à bas prix, construisent des résidences de standing, et laissent l'essentiel de la population sans logement décent et abordable.
Pour une politique du logement populaire
Le Sénégal a besoin d'une politique volontariste du logement social : des quotas de logements abordables dans tous les grands projets immobiliers, des sociétés publiques de construction de logements à coûts maîtrisés, et une taxation des terrains non bâtis pour lutter contre la spéculation.
Dakar ne peut pas devenir le Dubai de l'Afrique de l'Ouest. Elle doit rester la ville de tous les Sénégalais.