La CRIET place la protection des droits fondamentaux au cœur de sa nouvelle année judiciaire au Bénin

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
La CRIET place la protection des droits fondamentaux au cœur de sa nouvelle année judiciaire au Bénin

La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) inaugure ce lundi 12 octobre 2026 son année judiciaire avec une thématique centrale : l'humanisation de la justice pénale. Cette rentrée marque une volonté institutionnelle de concilier la fermeté nécessaire face aux crimes économiques et au terrorisme avec le respect impératif des droits fondamentaux des justiciables.

Un équilibre entre répression et dignité humaine

Sous le thème « Humaniser la justice pénale », la juridiction spécialisée béninoise entend engager une réflexion approfondie sur les conditions de traitement des personnes poursuivies. L'enjeu pour la Cour est de démontrer qu'une application rigoureuse de la loi, pilier de son mandat depuis sa création en 2018, n'est pas incompatible avec la préservation de la dignité humaine. Ce positionnement souligne une volonté de renforcer la crédibilité de l'institution en garantissant un cadre procédural respectueux des droits de la défense.

La continuité d'une doctrine sécuritaire et sociale

Cette orientation s'inscrit dans le prolongement des travaux entamés lors de la rentrée 2025, qui s'était concentrée sur les défis posés par le terrorisme. Le procureur spécial, Elonm Mario Mètonou, avait alors théorisé une approche multidimensionnelle, articulant l'action judiciaire répressive avec la protection des populations civiles et le développement économique des zones géographiques les plus exposées aux menaces sécuritaires.

Le poids des chiffres dans le débat judiciaire

La question des droits des personnes poursuivies prend une dimension particulière au regard des statistiques de la juridiction. Au 30 septembre 2025, la CRIET faisait état de 770 individus détenus dans le cadre de dossiers liés au terrorisme, incluant 31 femmes. Ces données illustrent l'ampleur de la charge de travail de la Cour et la complexité des enjeux humains auxquels elle doit répondre. En plaçant les droits fondamentaux au centre de son ouverture d'année 2026-2027, la juridiction cherche à répondre aux critiques sur l'équilibre entre l'efficacité de la lutte antiterroriste et les garanties judiciaires offertes aux prévenus.

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