La robotique humanoïde franchit un cap spectaculaire en Chine, où deux machines viennent de réaliser des chronos sur 100 mètres inférieurs au record du monde détenu par l'athlète Usain Bolt. Cette avancée technique, portée par des optimisations mécaniques et thermiques, souligne la progression rapide de l'autonomie et de la cinématique des robots bipèdes.
Optimisation mécanique et refroidissement liquide
Pour atteindre ces vitesses de pointe, les ingénieurs ont dû repenser la structure physique des machines. Le robot Lightning, haut de 1,69 mètre, a été doté de jambes allongées à 105 centimètres pour reproduire la foulée d'un athlète de haut niveau. Au-delà de l'anatomie, la performance repose sur une gestion thermique avancée : le robot intègre un système de refroidissement liquide, une technologie directement dérivée de celle utilisée dans les smartphones haut de gamme pour maintenir les composants électroniques à une température optimale malgré l'effort intense.
Des chronos sous la barre des 10 secondes
Les résultats obtenus lors des essais officiels marquent une rupture technologique. Lightning a bouclé son 100 mètres en 9,47 secondes, après avoir atteint une vitesse de 14,5 mètres par seconde lors d'un test chronométré à 9,32 secondes. Son concurrent direct, le Tiangong Ultra, a également affiché une performance remarquable en remportant sa série en 9,39 secondes. Ces chiffres placent désormais ces machines dans une catégorie de vitesse supérieure à celle des meilleurs sprinteurs humains de l'histoire.
Une progression fulgurante en un an
La comparaison avec les performances passées illustre la vitesse de développement du secteur. Le Tiangong Ultra, conçu par le Beijing Humanoid Robot Innovation Center, avait réalisé un temps de 21,50 secondes sur la même distance en août 2025. En l'espace d'une année, le robot a donc plus que doublé sa vitesse de course. Cette évolution rapide, couplée à la capacité croissante des machines à évoluer en autonomie complète sans assistance à distance, confirme que la maîtrise de la locomotion bipède complexe est devenue un axe stratégique majeur pour les centres de recherche en robotique.