La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin place la protection des droits au cœur de sa rentrée judiciaire 2026‑2027

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme du Bénin place la protection des droits au cœur de sa rentrée judiciaire 2026‑2027

Le procureur spécial de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a annoncé que la rentrée judiciaire 2026‑2027 débutera le lundi 12 octobre à 10 heures, sous le thème « Humaniser la justice pénale : entre protection des droits fondamentaux et efficacité répressive ». Cette orientation marque un virage vers une justice qui conjugue fermeté et respect des libertés individuelles, un enjeu crucial pour le système judiciaire béninois.

Une rentrée judiciaire sous le signe de la dignité

Le communiqué publié à Cotonou le 10 octobre 2026 souligne que la CRIET souhaite « allier rigueur et respect des principes de l’État de droit ». Le procureur spécial a ainsi rappelé que chaque personne poursuivie doit voir sa dignité préservée, même lorsqu’elle est mise en cause pour des crimes économiques ou des actes terroristes. Cette approche vise à renforcer la légitimité de la justice pénale, en montrant que l’efficacité répressive ne doit pas se faire au détriment des droits fondamentaux.

Le bilan antérieur : 816 dossiers terroristes et 770 détenus

Lors de la précédente rentrée, consacrée à la lutte antiterroriste, le procureur spécial Mario Mètonou avait présenté un bilan de six années d’activité. La CRIET avait instruit 816 dossiers liés au terrorisme, aboutissant à la détention de 770 personnes. Mètonou avait également appelé à une meilleure coordination entre les acteurs judiciaires et militaires, insistant sur le fait que la réponse au terrorisme ne pouvait se limiter à l’action militaire. Ce rappel historique sert de point de départ pour la nouvelle orientation, qui ne renonce pas à la répression mais la veut plus respectueuse des droits.

Vers une justice répressive mais respectueuse des droits

Le thème de la rentrée 2026‑2027 place donc la question de la protection des droits au centre des débats juridiques. La CRIET entend, selon le communiqué, réfléchir à des mécanismes de sanction qui restent « efficaces » tout en garantissant « la dignité et les droits de chaque personne poursuivie ». Cette ambition s’inscrit dans une dynamique plus large de consolidation de l’État de droit au Bénin, où la confiance du public dans les institutions judiciaires dépend de la perception d’une justice à la fois ferme et équitable. Les prochains mois permettront d’observer comment la Cour traduira ces principes en pratiques concrètes, notamment dans la gestion des dossiers économiques et terroristes à venir.

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