La Coupe du monde de basket-ball féminin débute ce vendredi à Berlin, marquant une étape majeure pour les sélections nationales deux ans après les Jeux olympiques de Paris. Cette édition est marquée par l'influence croissante de la WNBA sur les calendriers internationaux et par une hiérarchie mondiale bousculée par l'émergence de nouveaux talents et des absences notables au sein des effectifs favoris.
Le défi logistique et collectif des Bleues
L'équipe de France, emmenée par sa nouvelle capitaine Gabby Williams, aborde la compétition avec une préparation tronquée. Avec huit joueuses évoluant dans la ligue nord-américaine (WNBA), le sélectionneur Jean-Aimé Toupane a dû composer avec un temps de préparation extrêmement limité, faute d'accord réglementaire permettant une libération anticipée des athlètes. Malgré l'absence de cadres intérieures comme Iliana Rupert et Alexia Chery, le groupe mise sur son expérience du haut niveau pour effacer la déception de l'Euro 2025 et viser une seconde médaille mondiale, après celle obtenue en 1953.
Un paysage mondial en pleine mutation
Les États-Unis, quintuples tenants du titre, se présentent à Berlin avec un effectif largement renouvelé. Si Breanna Stewart demeure le pilier de l'équipe, les forfaits de joueuses majeures comme A'ja Wilson et Kelsey Plum ouvrent la porte à une nouvelle génération, incluant Caitlin Clark, Paige Bueckers et Angel Reese. Cette transition américaine offre des opportunités inédites à la concurrence, notamment à la Belgique, double championne d'Europe en titre, qui s'appuie sur la stabilité d'Emma Meesseman pour décrocher son premier podium mondial.
Une concurrence internationale densifiée
Le tournoi de Berlin se distingue également par la diversité des forces en présence. Outre l'Allemagne, pays hôte, des nations comme l'Australie, l'Espagne et la Chine attirent l'attention. La sélection chinoise se présente notamment avec Zhang Ziyu, pivot de 2,20 m, qui devient la joueuse la plus grande de l'histoire à participer à une compétition FIBA. La diffusion de l'événement en France est assurée par le groupe TF1 pour les rencontres des Bleues, tandis que beIN Sports prévoit une couverture exhaustive de la compétition.