Le gouvernement ivoirien a annoncé une augmentation significative du budget alloué à l'alimentation scolaire, qui atteindra 12,39 milliards FCFA en 2026 contre 3,35 milliards FCFA en 2024. Cette montée en puissance financière vise à renforcer la sécurité nutritionnelle des élèves tout en étendant la couverture des cantines sur l'ensemble du territoire national.
Une montée en charge budgétaire pour l'éducation
Lors d'une cérémonie tenue le 9 octobre 2026 à Yamoussoukro, le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique, N’Guessan Koffi, a confirmé cette trajectoire budgétaire ambitieuse. L'objectif affiché est de prioriser les zones géographiques où les besoins sont les plus critiques, afin de garantir une plus grande régularité dans la distribution des repas. Ce dispositif, essentiel pour le maintien des enfants à l'école, bénéficie actuellement à plus d'un million d'élèves répartis dans 5 600 établissements scolaires.
Le levier de l'économie rurale locale
Au-delà de l'aspect éducatif, le programme de cantines scolaires s'inscrit dans une stratégie de dynamisation des filières agricoles locales. La directrice pays du Programme alimentaire mondial (PAM), Olivia Hantz, a souligné le rôle stratégique des groupements agricoles qui approvisionnent directement les établissements en produits frais. Pour maximiser cet impact, un accent particulier est mis sur le renforcement des capacités de production et de stockage des agriculteurs, une mesure jugée indispensable pour limiter les pertes post-récolte et assurer la pérennité de l'approvisionnement.
Une mobilisation multi-acteurs
La mise en œuvre de ce programme repose sur une synergie entre l'État, les partenaires internationaux, les ONG et les communautés locales. Selon les données de la direction des cantines scolaires, ce sont 1 500 tonnes de vivres qui ont été fournies à 2 910 cantines par ces différents acteurs. Le directeur des cantines scolaires, Jérôme Kobon Ayékoé, a insisté sur l'importance de cette collaboration, tout en saluant les initiatives privées qui contribuent à l'amélioration des infrastructures de restauration scolaire. Cette dynamique collective constitue un point à suivre pour évaluer l'efficacité de la gestion décentralisée des ressources alimentaires dans les écoles ivoiriennes.