La Côte d'Ivoire et la RDC quittent la liste grise du GAFI après des réformes structurelles majeures

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 13 lectures
La Côte d'Ivoire et la RDC quittent la liste grise du GAFI après des réformes structurelles majeures

Le Groupe d'action financière (GAFI) a officiellement retiré la Côte d'Ivoire et la République démocratique du Congo (RDC) de sa liste de pays sous surveillance renforcée. Cette décision, actée fin octobre 2026, récompense les efforts institutionnels et opérationnels déployés par les deux États pour assainir leurs systèmes financiers.

Des avancées concrètes pour Abidjan

Inscrite sur la liste grise depuis octobre 2024, la Côte d'Ivoire a convaincu le GAFI par la mise en œuvre effective de ses réformes. Le pays a notamment renforcé ses capacités d'enquête et de poursuite, aboutissant au prononcé d'amendes significatives dépassant les 2 millions d'euros. Sur le plan technique, l'interconnexion des plateformes de données permet désormais une identification rapide des bénéficiaires effectifs des entreprises. Cette sortie de liste est stratégique pour le pays, qui cherche à rassurer les investisseurs privés afin de financer une large part de son Plan national de développement 2026-2030, estimé à 170 milliards d'euros. Une meilleure notation souveraine pourrait, selon les économistes, réduire le coût de l'emprunt pour l'État.

La stratégie de mise en conformité en RDC

La RDC, sous surveillance depuis 2022, a quant à elle finalisé son cadre légal et adopté une stratégie nationale dédiée. L'institution a souligné l'importance de l'allocation de ressources budgétaires et humaines accrues au profit de la cellule de renseignement financier et des autorités judiciaires. Si cette sortie facilite les transactions bancaires internationales, des voix au sein de la société civile rappellent que la pérennité de ces acquis dépendra de la rigueur dans la gouvernance. L'identification systématique des citoyens et la lutte contre les conflits d'intérêts au sommet de l'État restent des chantiers jugés indispensables pour transformer ces avancées législatives en une stabilité financière durable.

Une surveillance maintenue pour d'autres États africains

Malgré ces succès, le GAFI maintient sa vigilance sur d'autres pays du continent. L'Angola, le Cameroun, le Kenya et le Soudan du Sud demeurent sous surveillance renforcée. L'organisation internationale souligne des niveaux de progression disparates : si Nairobi est encouragé à poursuivre l'exécution de son plan d'action, le Soudan du Sud fait face à des délais prolongés et des résultats jugés limités. Pour les pays ayant quitté la liste, le défi consiste désormais à maintenir ces standards de transparence pour éviter un retour sous surveillance, tout en espérant une réévaluation positive de la part d'autres instances internationales, comme la Commission européenne.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.