La consommation régulière de boissons à très haute température est associée à un risque accru de cancer de l'œsophage

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 27 lectures
La consommation régulière de boissons à très haute température est associée à un risque accru de cancer de l'œsophage

Une étude scientifique d'envergure, portant sur près d'un million de personnes, met en lumière un lien entre la température des boissons consommées et le risque de cancer de l'œsophage. Si les experts rappellent que le risque global demeure faible, ils soulignent l'importance de laisser refroidir thé et café avant ingestion pour préserver la santé des tissus cellulaires.

Le seuil critique des 65 degrés Celsius

Les travaux de recherche, publiés dans l'International Journal of Cancer, identifient les boissons servies à 65°C ou plus comme présentant un risque potentiel pour la santé. À ces températures, le liquide peut causer des dommages directs à la paroi cellulaire de l'œsophage lors de son passage vers l'estomac. Les données indiquent que les individus consommant des boissons qualifiées de « très chaudes » présentent un risque environ trois fois supérieur à celui des personnes privilégiant des températures tièdes. La fréquence joue également un rôle, la consommation quotidienne de six boissons chaudes ou plus étant corrélée à une probabilité accrue de pathologie.

Des habitudes de consommation à ajuster

La préparation domestique, souvent réalisée avec de l'eau bouillante à 100°C, expose les consommateurs à des températures bien supérieures au seuil de sécurité, même après l'ajout de lait. Si la perception humaine de la chaleur varie — certains individus ne jugeant une boisson « trop chaude » qu'à partir de 70°C — les professionnels du secteur du café notent que les services « extra chauds » peuvent atteindre 82°C. Les chercheurs recommandent donc une patience de quelques minutes avant la dégustation, afin de permettre à la boisson d'atteindre une température plus sécurisée.

Une prévention axée sur les facteurs de risque majeurs

Bien que les résultats suggèrent qu'environ 10 à 20 % des cancers de l'œsophage pourraient être évités en modifiant ces habitudes de consommation, les autorités sanitaires insistent sur la hiérarchisation des risques. Le cancer de l'œsophage, bien que classé comme la septième cause de décès par cancer dans le monde, reste une pathologie rare. Les experts de Cancer Research UK rappellent que le tabagisme et la consommation d'alcool demeurent les facteurs de risque les plus déterminants. La vigilance face à la température des boissons s'inscrit donc dans une démarche de prévention globale, sans pour autant occulter les causes environnementales et comportementales plus lourdes.

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