La conseillère domaniale du président sénégalais décline une convocation parlementaire sur le foncier

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 6 lectures
La conseillère domaniale du président sénégalais décline une convocation parlementaire sur le foncier

La commission d’enquête parlementaire chargée de faire la lumière sur la gestion foncière et le domaine public maritime au Sénégal fait face à un refus de comparaître notable. Mme Demba Dieng, actuelle conseillère du président de la République en matière domaniale, a décliné l’invitation des députés, marquant une étape singulière dans les investigations en cours.

Un parcours au cœur de l'administration foncière

Le refus de Mme Demba Dieng attire l'attention en raison de son expertise technique et de sa proximité avec l'exécutif. Avant d'intégrer le cabinet du président Diomaye, elle a occupé des postes stratégiques au sein de l'appareil d'État, notamment en tant que cheffe de bureau du Cadastre puis directrice du Cadastre. Cette trajectoire professionnelle lui confère une connaissance approfondie des mécanismes de gestion du domaine public, précisément au centre des préoccupations de la commission parlementaire.

Une posture distincte des précédentes auditions

Contrairement aux colonels Papa-Saboury Ndiaye et Amadou Ousmane Ba, anciens directeurs de la DSCOS, qui avaient justifié leur absence par leur statut militaire en sollicitant une médiation hiérarchique, Mme Demba Dieng n'a pas rendu publiques les raisons de son désistement. Cette situation souligne la complexité des interactions entre les institutions parlementaires et les collaborateurs directs de la présidence, alors que la commission cherche à auditer des dossiers sensibles liés aux lotissements et au littoral.

La portée limitée de la commission d'enquête

Il est essentiel de noter que cette convocation ne constitue en aucun cas une mise en cause formelle. La commission d'enquête, dans son mandat, se limite à l'établissement de faits et à l'élaboration de recommandations, sans se substituer à l'autorité judiciaire. Le refus de la conseillère présidentielle ne préjuge donc pas de sa responsabilité dans les manquements potentiels étudiés par les parlementaires. Malgré cette défection, la commission a confirmé sa volonté de poursuivre ses investigations conformément à sa mission initiale, tout en prenant acte de la décision de l'intéressée.

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