À l'approche des élections générales de 2027, la Conférence des évêques catholiques du Nigeria (CBCN) a officiellement décrété le 8 décembre 2026 comme une journée nationale de prière et de jeûne. Cette initiative spirituelle s'accompagne d'un appel ferme à la responsabilité civique, les autorités religieuses encourageant les fidèles à s'impliquer activement dans le processus électoral pour garantir la crédibilité du scrutin.
Un engagement civique renforcé
Au-delà de la dimension spirituelle, les évêques ont exhorté l'ensemble des diocèses et paroisses du pays à intensifier leurs actions d'éducation civique. L'objectif est de mobiliser les électeurs afin qu'ils se rendent massivement aux urnes pour élire des candidats qualifiés, en accord avec leur conscience. La Conférence a insisté sur la nécessité pour toutes les parties prenantes de veiller à la transparence et à l'équité du processus électoral à venir.
Lutte contre la pauvreté et relance économique
La CBCN a exprimé une vive préoccupation face à la précarité croissante des familles nigérianes, dénonçant l'usage de la pauvreté comme un levier de contrôle social. Les évêques demandent aux gouvernements fédéral et étatiques de mettre en œuvre des politiques économiques favorisant la création d'emplois et le soutien au secteur privé. Ils appellent également les citoyens à privilégier le travail honnête et le soutien aux entreprises locales, tout en rejetant les pratiques de corruption.
Sécurité et libertés publiques
Sur le plan sécuritaire, si l'Église salue les efforts de décentralisation de la police, elle souligne que cette réorganisation doit être holistique et exempte de toute considération ethnique. Face à la persistance des enlèvements, du banditisme et de l'exploitation illégale des ressources naturelles, les évêques exigent des mesures concrètes pour restaurer la paix et sécuriser les terres occupées par des groupes criminels.
Vigilance sur le projet de loi sur l'aide étrangère
Enfin, la Conférence a exprimé son opposition au projet de loi « Foreign Aid Bill 2026 ». Selon les évêques, l'octroi de pouvoirs discrétionnaires étendus aux responsables gouvernementaux sur les ressources humanitaires menace l'autonomie des organisations confessionnelles et des ONG. Ils exhortent l'Assemblée nationale à rejeter ce texte, invoquant la protection des libertés fondamentales d'association et de culte, déjà encadrées par les lois existantes.