En marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, la Confédération des États du Sahel (AES) a tenu un sommet diplomatique à New York pour consolider sa légitimité sécuritaire. Les États membres ont réaffirmé leur rôle de bouclier contre l'expansion terroriste, tout en appelant la communauté internationale à privilégier des solutions endogènes respectueuses de leur souveraineté.
Une architecture sécuritaire pour l'Afrique de l'Ouest
Lors de cet événement, la confédération a été présentée par ses membres et ses partenaires comme une réalité géopolitique incontournable. L'argument central repose sur l'interdépendance sécuritaire : la stabilité du Sahel est décrite comme une condition sine qua non à la sécurité des pays côtiers, du Sénégal au Nigéria. Ce positionnement stratégique vise à transformer l'AES en un rempart opérationnel, exigeant des efforts militaires et financiers soutenus pour endiguer la menace terroriste qui pèse sur l'ensemble de la sous-région.
Soutiens internationaux et respect des souverainetés
La réunion a rassemblé un large éventail d'acteurs, incluant des puissances mondiales comme la Russie, les États-Unis et le Royaume-Uni, ainsi que des organisations régionales telles que l'Union africaine et la CEDEAO. Les interventions ont convergé vers une nécessité de soutien inconditionnel aux efforts sahéliens. Un point de consensus majeur a émergé : la priorité doit être donnée aux solutions conçues par les États du Sahel eux-mêmes, dans le strict respect de leur intégrité territoriale et de leur autonomie décisionnelle.
Tensions diplomatiques et vision stratégique
Malgré une volonté affichée d'ouverture à la coopération internationale, la diplomatie de l'AES a marqué une rupture nette sur certains dossiers sécuritaires. Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a vivement critiqué le soutien prêté à l'Ukraine envers des groupes armés actifs dans la zone, y voyant une déstabilisation directe de la région. Cette prise de position souligne la volonté de la confédération de protéger ses intérêts nationaux tout en réclamant une reconnaissance de son rôle de garant de la stabilité régionale, loin des ingérences extérieures jugées hostiles.